C'est ça, le plan. Le mettre devant le monde, ça coûte de l'argent, pis chaque dollar vient d'un voisin.
ContribuezUne idée que je veux soumettre à cette ville. Un campus bilingue à Hawkesbury pour la formation aux métiers spécialisés pis aux soins de santé, bâti sur la formation qui se donne déjà ici. Voici de quoi les points 2, 3 et 4 ont l'air quand on les suit jusqu'au bout. C'est aussi un portrait honnête de ce qu'un maire pourrait et ne pourrait pas faire là-dedans.
Une idée, pas une promesse · rien ici n'est signéUn jeune grandit ici pis il veut un métier ou une carrière en soins. La formation est ailleurs. Alors il reçoit une éducation pis un camion de déménagement le même mois. La plupart ne reviennent pas. La Cité forme déjà des infirmières auxiliaires à notre hôpital. Huit personnes ont fini entre 2022 et septembre 2025, pis à peu près la moitié travaillaient ici, à Hawkesbury. Formez-les ici pis ils restent ici. Mais huit personnes, c'est tout ce qu'on a. Tout le reste qu'un jeune pourrait vouloir apprendre est encore à peu près à une heure et quart d'ici. C'est ce manque-là qui vide cette ville de ses jeunes. Aucun nid-de-poule, aucune ligne de taxes, rien sur un ordre du jour ne fait plus de tort en une génération que ce manque-là. Le point 3 de ma plateforme, c'est de garder nos jeunes pis nos emplois. Il existe pour arrêter ça.
L'idée, c'est un campus bilingue à Hawkesbury qui forme du monde pour les métiers spécialisés pis les soins de santé. Ça commence comme la croissance de ce qui marche déjà ici. L'hôpital se décrit déjà lui-même comme un site d'enseignement. Des médecins en formation de l'Université d'Ottawa y font des stages. La Cité forme déjà des infirmières auxiliaires ici, avec l'hôpital, pis ses préposés aux services de soutien à la personne pis ses paramédics en soins avancés y font leurs stages aussi. Ce sont ces mêmes travailleurs en soins dont nos foyers de soins de longue durée pis nos aînés dépendent. Les laboratoires des infirmières se font à l'hôpital même. La moitié théorique arrive encore d'Ottawa par un écran. C'est exactement cette moitié-là qu'un campus ramènerait chez nous. Les écoles secondaires des deux bords de la rivière envoient déjà leurs jeunes se former ailleurs. Un campus les garderait ici. Où ça irait pis comment ça se paierait, c'est deux questions auxquelles je ne répondrai pas aujourd'hui. Personne n'a encore gagné le droit d'y répondre. Des étudiants pis du personnel au centre-ville chaque jour de semaine, ce serait le meilleur client du plan de la rue Main (point 2). Des travailleurs formés ici, ce serait le meilleur argument du plan d'investissement (point 4).
Le côté des métiers a une histoire ici aussi. La Cité a donné des cours d'apprentissage dans cette ville, soudage, usinage pis mécanique automobile entre autres, dans des classes pis des ateliers à l'intérieur de l'école secondaire catholique de la rue Kitchener. Le site web du collège affichait un campus de Hawkesbury jusqu'au début de cette année. Il ne l'affiche plus. Le collège a laissé tomber son programme de mécanique automobile le printemps passé, pis le calendrier d'apprentissage de cette année n'a aucune date à Hawkesbury. Des locaux qu'on emprunte, ça se reprend. Un campus avec sa propre porte d'entrée, ça reste.
Plus d'un candidat dans cette course a dit que Hawkesbury mérite une école postsecondaire, une place pour continuer à étudier après le secondaire. Tant mieux. Ça veut dire que la ville s'entend sur là où on veut aller. Je ne pense pas que le dire soit la partie difficile. La partie difficile, c'est qui on réunit dans une salle, dans quel ordre, pis ce qu'un maire a vraiment le droit de faire une fois qu'ils sont là.
Ce n'est pas une idée qui m'est venue la semaine passée. J'ai commencé tranquillement des conversations avec du monde qui sait comment ces affaires-là se bâtissent pour vrai, des deux bords de la rivière. C'est aussi loin que je vais aller en public aujourd'hui. Le monde qui s'assoirait à cette table-là n'a pas encore eu son mot à dire, pis ce n'est pas à moi de parler pour eux. Quand il y aura quelque chose de réel à vous montrer, vous allez le voir ici en premier, pis ça va venir de moi.
Voici comment je le vois, pis je vais m'en tenir au genre d'affaires, parce que c'est le monde qui dirige les écoles qui décide du reste. Deux moitiés pis une porte d'entrée. Une moitié forme les métiers que cette ville n'arrive pas à engager : des plombiers, des charpentiers, des électriciens, des soudeurs, des machinistes, des mécaniciens industriels, le monde qui répare le chauffage pis la climatisation. Le collège français enseigne déjà chacun de ces métiers-là, à Ottawa pis à Orléans. Aucun ici. Il a enseigné le soudage pis l'usinage dans cette ville pendant des années, dans les ateliers de l'école secondaire, à partir de 2010, pis le premier niveau d'un métier, un élève de 11e année peut le finir avant d'obtenir son diplôme. C'est un horaire pour la mauvaise ville.
L'autre moitié forme le monde qui prend soin de nous : des infirmières auxiliaires, comme le collège le fait déjà ici avec l'hôpital; des préposés aux services de soutien à la personne, ceux sur qui nos aînés pis leurs familles s'appuient, à l'hôpital, dans les foyers de soins de longue durée pis à la maison, jusqu'à la fin de la vie; pis, plus tard, les paramédics en soins avancés, dont les étudiants font déjà leurs stages ici. La province paie déjà les frais de scolarité des étudiantes en soins infirmiers qui se forment ici pis qui restent travailler dans la région. Les Comtés bâtissent un plus gros foyer pour nos aînés dans cette ville, pis ils ont dû former leurs propres préposés pour le faire rouler. Le besoin est ici, noir sur blanc, dans les plans des Comtés eux-mêmes.
Pis la porte d'entrée. Un métier ou un diplôme, c'est une façon de gagner sa vie. Une entreprise, c'est une façon de se faire une vie ici. Alors la troisième affaire, c'est une place pour en partir une. Les Comtés ont déjà un programme qui donne à un jeune de l'argent de démarrage pis un mentor. La société de développement local prête déjà aux jeunes propriétaires. Ni l'un ni l'autre n'a une salle où une soudeuse qui vient de finir sa carte peut s'asseoir avec un soudeur qui prend sa retraite pis qui veut vendre son atelier. Essayez de trouver un espace de travail partagé ou un incubateur d'entreprises quelque part dans Prescott-Russell. Je n'en connais pas. Un campus donne à ce monde-là une table pis une porte, pis ça coûte presque rien, parce que les programmes existent déjà. Apprenez un métier, ensuite ouvrez l'atelier. Formez-vous comme infirmière, ensuite tenez les livres de la clinique. C'est la boucle, avec le dernier morceau en place.
Rien de ça n'est une promesse de programme, parce que le collège décide ce qu'il enseigne pis où. C'est la liste que je vais essayer d'obtenir, apportée à cette réunion-là dans l'ordre où je poserais les questions : ce qui roule déjà ici pis peut grandir, ce qui a déjà roulé ici pis peut revenir, pis ce qui n'a jamais été essayé ici pis devrait l'être.
Aucun simple citoyen ne peut convoquer cette réunion. Un maire le peut, pis ça coûte presque rien à la ville. Voici qui serait assis à cette table : le collège, l'hôpital, les conseils scolaires, la commission de formation de la région, les employeurs qui ne trouvent personne, pis les Comtés, le gouvernement local plus large dont Hawkesbury fait partie. Une table, une question : qu'est-ce que ça prendrait, pis de quoi avez-vous besoin de la Ville? Si les réponses pointent quelque part, la Ville peut mettre son nom derrière elles. Ça se fait en public, par un vote du conseil. Je ne peux forcer personne à venir à cette table, pis je ne ferai pas semblant. Ce que je peux faire, c'est faire de Hawkesbury le oui le plus facile de l'Est ontarien.
Toute ma plateforme roule sur les vrais pouvoirs de la fonction.
Chaque promesse sur cette page vient de la colonne de gauche. Si jamais vous m'attrapez à promettre quelque chose de la colonne de droite, reprochez-le-moi.
Avec quel argent? Surtout de l'argent d'ailleurs, pis jamais dans votre dos. La province a mis de côté du vrai argent pour former du monde pour des postes qui restent vides. Le fédéral aide à payer des projets communautaires comme celui-là chaque année. C'est ce genre d'endroits qu'une idée comme ça devrait aller voir. Si cette ville mettait un jour de l'argent, le conseil fixerait le montant en public avant qu'une piastre bouge. Pis je ne voudrais pas que la ville possède un campus ni qu'elle le fasse rouler. Celui qui possède le bâtiment porte le bâtiment. C'est de même que ça se bâtit d'habitude. J'ai passé ma vie de travail du côté construction de ces affaires-là.
Quel bâtiment? Je n'en nommerai pas un. Pas aujourd'hui, pas plus tard, pas si je gagne. Dès qu'un candidat ou un maire nomme un bâtiment, il a mis son pouce sur la balance. Il a peut-être aussi mis de l'argent dans la poche de quelqu'un. Si ça devient réel un jour, les règles du choix deviennent publiques, le personnel de la Ville s'en occupe, pis n'importe quel propriétaire peut proposer son bâtiment. Pis je vais mettre par écrit mes propres règles pour m'en tenir loin. Avant que ça commence, pas après.
Pis les deux langues, sinon ça ne mérite pas le nom. Le collège français est le point de départ de la conversation, parce que c'est lui qui forme déjà des gens ici. La table grandit à partir de là. Le côté anglophone de la formation de cette région a sa place à cette table aussi, pis les jeunes de tous les conseils ont leur place dans ces ateliers. Une ville frontalière qui forme dans les deux langues, c'est ça, l'avantage au complet.
Je ne peux pas vous promettre un bâtiment avant que les partenaires aient signé. C'est comme ça qu'une ville se ramasse pognée avec un bâtiment que personne n'utilise. Je ne peux pas promettre une coupe de ruban à une date, pis je ne peux pas vous promettre un campus, parce que c'est les partenaires qui tiennent le crayon pour en signer un. Ce que je peux promettre, c'est d'essayer, en public. La réunion convoquée, les demandes faites, pis une réponse franche dans un sens ou dans l'autre. Si un partenaire dit non, ou si les chiffres disent non, je vais vous le dire clairement, en quelques jours, pis ce qui reste vaut encore la peine : le problème nommé, la table en place, pis une ville qui a demandé tout haut. Tout ce que la loi me permet de vous dire, je vais vous le dire. Quand la loi rend une réunion privée, je vais vous dire ça aussi, pis pourquoi.
Je bâtis pour gagner ma vie. On ne coule pas le béton avant que le terrain soit prêt, pis on ne promet pas le ruban avant que les partenaires signent. Le terrain ici est prêt. Le collège forme déjà du monde ici. L'hôpital les engage déjà. Les jeunes partent encore. Ce que ça prend, c'est quelqu'un de prêt à convoquer la réunion. C'est une job. Je pose ma candidature.
Se former ici. Travailler ici. Vivre ici.