C'est ça, le plan. Le mettre devant le monde, ça coûte de l'argent, pis chaque dollar vient d'un voisin.
ContribuezPendant vingt ans, cette ville a payé des factures de grande ville avec trop peu d'épaules pour les porter. Chaque nouveau logement bâti ici, c'est un ménage de plus pour partager les factures de la Ville. Ça fait vivre la rue Main. Pis il prouve au prochain investisseur que Hawkesbury vaut la peine qu'on y bâtisse. Voici le terrain, les règles, pis le monde que je vais mettre à l'ouvrage.
Entre 2001 et 2021, Hawkesbury est passée de 10 314 personnes à 10 194. On a perdu du monde. Pendant ces mêmes vingt ans, le comté autour de nous a grandi de 25 %. Russell, de 58 %. Casselman, de 36 %. Clarence-Rockland, de 35 %. Presque tous nos voisins ont grandi.
Pourquoi ça touche votre portefeuille? Parce que les factures de la Ville se divisent entre les ménages qui vivent ici. Le prélèvement de cette année est de 14 258 000 $. Le prélèvement, c'est l'argent que la Ville va chercher en taxes foncières pour payer son année. Il retombe sur 5 080 ménages. Ça donne environ 2 807 $ par ménage. Là, mettons qu'on ait grandi au rythme du comté pendant ces vingt ans. La même facture étalée sur plus de ménages donnerait à peu près 2 244 $. Environ vingt pour cent de moins. C'est une illustration, pis je vais toujours l'appeler comme ça. Personne ne peut promettre que vos taxes baissent le jour où une maison se construit. Une ville qui ne grandit pas divise les mêmes factures entre des épaules moins nombreuses, plus âgées, plus fatiguées. L'âge médian ici est rendu à 54,8 ans. Ça veut dire que la moitié du monde ici est plus vieux que ça.
La province prévoit que Prescott et Russell vont grandir d'à peu près la moitié entre 2025 et 2051. La seule question, c'est de savoir si une partie de cette croissance-là atterrit à Hawkesbury. Ou si on continue de la regarder passer sur la 417.
Hawkesbury est une vieille ville industrielle, pis les vieilles villes industrielles sont assises sur des vieux terrains industriels. La province est sur notre bord de l'eau en ce moment, à nettoyer le bassin de l'ancien moulin. En avril, elle a avisé la Ville qu'elle transporterait environ 45 000 tonnes de remblai. Le remblai, c'est de la terre pis de la roche. Ça fait à peu près 2 500 voyages de camion, la plupart cette année. Selon le plan de la province elle-même, le bassin devient un espace vert, avec un sentier pis une passerelle, pis la loi garde un ancien site de déchets hors d'usage pendant des décennies, à moins que le ministre approuve. Un bord de rivière propre avec un sentier vaut plus pour la rue Main qu'un terrain vague de plus. Les logements, eux, vont sur le terrain d'à côté, celui dont on décide, nous autres. Pis en octobre 2025, la province a réécrit ses propres règles de décontamination. Elle a donné une seule raison : bâtir des logements plus vite en enlevant les obstacles qui empêchent les vieux terrains commerciaux de devenir des places où le monde vit.
Là, celle qu'on va me demander à chaque porte : le terrain de l'ancien garage municipal sur la rue Main Est. Le budget de cette année emprunte 250 000 $ pour démolir le bâtiment. Demandez ce qui vient après, pis la réponse de la Ville elle-même, c'est que ce sera « au conseil de décider ». Les ingénieurs payés par la Ville ont déjà écrit sur ce terrain-là. Il est collé sur des maisons. Il est trop petit pis trop proche de la rivière pour y rebâtir un garage. Pis il est contaminé. Ça, c'est leurs mots, dans le rapport de la Ville elle-même. Décider la démolition avant de décider l'usage, c'est à l'envers. L'Ontario exige une norme de nettoyage plus élevée pour des logements que pour une cour de garage municipal. Alors une ville qui démolit d'abord pis réfléchit ensuite risque de payer deux fois. Je vais plaider, en réunion publique, pour un seul ordre dans les travaux. Décider l'usage d'abord. Nettoyer une fois, à la norme que cet usage exige. Pis remettre le terrain à l'ouvrage. L'usage que je vais défendre, c'est du logement qui paie des taxes encore, avec une bande publique le long de l'eau. Je dis ça parce que le rapport de la Ville dit de toute façon qu'on ne peut pas bâtir jusqu'au bord. Le terrain se vend à un prix appuyé par une évaluation publique. Une évaluation, c'est l'estimation écrite, par un professionnel, de ce que le terrain vaut. On ne le donne jamais. Pis chaque piastre que ce terrain-là rapporte un jour s'en va sur la dette du garage, jamais en douce dans les dépenses générales. Le vieux garage aide à payer le neuf.
Le coffre à outils pour le reste de nos vieux terrains existe déjà. Il y a des années, la Ville a adopté un plan d'améliorations communautaires. C'est un plan de la Ville que le conseil peut utiliser pour aider à remettre certaines propriétés en état pis en service. Son propre texte couvre un secteur pour les vieux terrains industriels pis pour les vieux bâtiments remis à un nouvel usage. Il porte des programmes pour les études environnementales, le logement au centre-ville, pis la conversion de locaux commerciaux vides en logements. Il dort, pis la cotisation du centre-ville derrière lui n'a pas augmenté depuis six ans. La province va même appuyer un conseil qui s'en sert. Elle annule la partie de la taxe foncière qui va aux écoles sur un terrain nettoyé, jusqu'à dix ans quand le résultat est du logement.
Alors voici l'offre, pis c'est la même offre pour tout le monde. Le plan de la Ville permet déjà au conseil de remettre une partie des nouvelles taxes qu'un projet crée, pendant un nombre d'années fixé d'avance, pis de couvrir une partie des frais à l'entrée. Des villes comme Cornwall donnent dix ans. La nôtre en donne cinq, sur papier, sans argent derrière. Je vais inscrire une ligne budgétaire pour ça dans mon premier budget, soumettre la durée de dix ans à un vote public, pis publier le menu au complet dans les deux langues, pour qu'un bâtisseur de Montréal ou d'Ottawa puisse le lire avant même de m'appeler. Chaque octroi est un vote du conseil au grand jour, avec un vote consigné pis un rapport annuel de qui a reçu quoi.
J'ai passé ma vie active du bord du comptoir où se tient le bâtisseur. Chaque ligne qui suit est tirée des règlements de la Ville elle-même, c'est-à-dire les règles que le conseil écrit pis que le conseil peut changer. Pour bâtir un logement ici, il faut fournir presque deux cases de stationnement par unité. Un studio en demande autant qu'un logement familial. Il n'y a pas moyen de payer pour du stationnement public à la place, parce que le texte du règlement admet lui-même que la Ville n'en possède pas. Pour bâtir quelque chose que les règles actuelles ne permettent pas, ça prend un rezonage, pis ça peut exiger jusqu'à 14 études techniques distinctes avant même que l'horloge de la Ville se mette à tourner. La seule vitesse que la Ville promet, c'est dix jours ouvrables pour vérifier si votre dossier est complet. La liste de prix de la Ville va de 3 400 $ à 5 700 $ pour un changement de zonage. Un plan d'implantation, le dessin de ce qui va où sur le terrain, va de 2 600 $ à 4 500 $, plus un dépôt de 7 000 $. Par-dessus ça, quand la Ville engage un expert de l'extérieur pour regarder votre dossier, elle vous envoie la facture, sans plafond sur le montant, plus 15 % pour s'en occuper. Refiler ces factures-là, c'est légal pis courant en Ontario, pis en pratique la Ville a facturé bien moins qu'elle aurait pu. Mais un bâtisseur ne peut pas prédire ce qu'un oui va coûter ici, ni quand il va arriver. L'étude nationale de l'industrie elle-même dit que la vitesse d'approbation pis des frais prévisibles décident où les bâtisseurs s'en vont. Alors ils s'en vont ailleurs.
Le conseil peut régler la plus grande partie de ça tout seul, sans demander à personne, à presque aucun coût. Le changement de 2024 aux règles de stationnement de l'Ontario n'a jamais atteint les villes comme la nôtre. Alors c'est entièrement au conseil de changer notre règle de stationnement, pis Toronto, Edmonton pis Kingston ont déjà changé les leurs. La province permet déjà jusqu'à trois unités sur un lot résidentiel, sans rezonage. Notre job, c'est de s'assurer que le texte de notre propre règlement ne fasse jamais trébucher un bâtisseur à qui la province a déjà dit oui. Pis Cornwall, une ville de l'Île-du-Prince-Édouard plus petite que la nôtre, est allée chercher environ 4,3 millions $ en argent fédéral pour mettre exactement ce genre de règles à jour. Il n'y a aucune trace publique que Hawkesbury en ait fait la demande.
Presque la moitié de cette ville est locataire : 2 465 de nos 5 080 ménages. Depuis des années, le monde qui cherche un logement ici ne trouve presque rien de libre. Là, marchez sur la rue Main pis comptez les fenêtres noires au deuxième étage au-dessus des commerces ouverts. Ces étages-là restent vides pour des raisons qu'un bâtisseur peut nommer du trottoir. Des murs pis des planchers capables de retenir un feu. Une deuxième sortie. Les gicleurs. Pis une autre qui était sur la liste : un système de taxes qui taxait plus cher les immeubles à logements que les maisons. Ce montant en trop est fini depuis 2025. Le reste, c'est de l'ouvrage qu'un conseil peut mener. Le plan d'améliorations communautaires prévoit déjà des programmes écrits pour le logement au centre-ville pis pour transformer des locaux commerciaux en logements. Cornwall, en Ontario, joue le même jeu depuis des années. Pis mon plan de la rue Main (point 2) a exactement besoin de ce que ça donne, parce qu'un client qui vit au-dessus du commerce se présente sept jours sur sept. Un locataire dans un nouveau logement à l'étage libère aussi une maison sur une rue transversale pour une jeune famille.
Hawkesbury est à environ une heure et quelque de route du centre-ville de Montréal pis de celui d'Ottawa. On est au seul pont routier sur la rivière des Outaouais entre les deux. Nos tuyaux municipaux ont encore de la capacité, pis c'est écrit dans le rapport de la Ville elle-même. La province vient de payer pour les agrandir encore, à même un fonds dont le but même est de permettre de nouveaux logements. J'ai passé trente ans à bâtir des entreprises entre ces deux villes-là. Je vais mettre mon propre réseau de gens d'affaires pis d'organisations à travers Montréal pis Ottawa à l'ouvrage sur le dossier de Hawkesbury. Je vais commencer par ceux qui bâtissent déjà une ville plus loin sur ce même corridor. J'ai déjà commencé ces conversations-là pour l'investissement en logement pis en développement, pis d'autres commencent la semaine après ma victoire. Pas de noms sur une page de campagne. Un investisseur sérieux a droit à une table à l'hôtel de ville, à une offre écrite qui est la même pour tout le monde, pis à un vote du conseil en public.
Pis un autre outil de mon métier que cette ville n'a jamais eu dans le fauteuil du maire. Je connais les entrepreneurs, pis je connais le monde des grands donneurs d'ouvrage corporatifs, des deux bords de la rivière. L'estimation d'un consultant atterrit sur la table du conseil pour des routes, pour des tuyaux, pour un projet de construction, pour un nettoyage de terrain. Je peux prendre le téléphone pis obtenir un vrai deuxième devis. C'est pour vérifier la facture. La façon dont la Ville achète reste au personnel, en public, selon les règles, pis chaque octroi est voté au grand jour. Une ville qui ne peut pas vérifier un chiffre paie ce qu'on lui dit.
Chaque promesse sur cette page vient de la colonne de gauche. Si jamais vous m'attrapez à promettre quelque chose de la colonne de droite, reprochez-le-moi.
Je gère des immeubles résidentiels pour des propriétaires d'ici. Un plan de logement venant d'un homme de mon métier mérite votre regard le plus dur. Alors voici la règle, par écrit, avant qu'un seul vote soit déposé. Si jamais quelque chose arrive au conseil qui touche une propriété liée à mon travail ou à mes clients, je le déclare par écrit pis je sors de la salle. Chaque fois, sans exception. Je ne nomme aucun site, sur cette page ou en poste. Les règles de sélection deviennent publiques. Le personnel mène le processus. N'importe quel propriétaire peut présenter son terrain. Pis l'évaluation est publique avant tout vote sur un terrain de la Ville. Ça vous protège de moi, pis ça me protège de l'accusation.
Je ne peux pas promettre un nombre de logements d'ici une date. Je ne peux pas nommer d'acheteurs ni de prix avant que les évaluations pis les études environnementales soient publiques, pis aucun maire ne contrôle les taux hypothécaires ou le prix du bois. Ce que je peux promettre, c'est d'essayer d'aller chercher chaque logement que cette ville peut accueillir, en public, avec une horloge que vous pouvez surveiller. Les changements de règlement déposés au conseil. Les demandes envoyées. Le terrain décidé en réunion publique. Mon réseau au téléphone. Pis une réponse franche dans un sens ou dans l'autre, en quelques jours, quand quelque chose dit non. D'autres candidats dans cette course tiennent au logement eux aussi, pis là où leurs idées sont bonnes, ma porte est ouverte.
Je bâtis pour gagner ma vie. La première affaire qu'on apprend, c'est qu'une fondation porte tout ou rien. La fondation de cette ville, c'est son terrain, ses tuyaux pis son monde. Les trois sont plus prêts qu'on vous l'a dit. Ce qui manquait, c'est un maire qui lit les règlements comme un bâtisseur pis qui répond au téléphone comme un homme d'affaires. Je suis les deux.
Nettoyer le terrain. Bâtir les logements. Partager la charge.