C'est ça, le plan. Le mettre devant le monde, ça coûte de l'argent, pis chaque dollar vient d'un voisin.
ContribuezLe budget de la Ville a une ligne pour le tourisme, pis elle dit zéro. La rue, la rivière pis les festivals qui les remplissent, c'est une seule économie. Voici le plan pour les gérer comme une seule. Il dit aussi qui doit voter sur chaque morceau.
Restez une heure sur notre bord de l'eau pis comptez les bateaux. L'écluse de Carillon est juste en aval de chez nous. En un an, Parcs Canada y a compté 27 915 visites. Les plaisanciers pis les visiteurs voyagent déjà sur cette rivière. La Ville ne dépense rien pour qu'ils s'arrêtent chez nous.
Le livre de budget de la Ville elle-même a une ligne tourisme imprimée dedans. Ligne 950, tourisme : 0 $. Elle est juste laissée vide, année après année. La job d'amener du monde ici n'a pas de budget à elle.
Vous ne m'entendrez jamais attaquer une piastre que la Ville dépense pour un événement. Chaque événement qu'on a encore tient sur le dos de bénévoles : des clubs, des organismes, la table de cuisine de quelqu'un. Ce monde-là porte la ville sur ses épaules. Les commerces qui signent des chèques de commandite la portent avec eux. Des fois, un organisateur se retire. Des fois, la paperasse pis les assurances deviennent trop lourdes. D'une façon ou de l'autre, l'événement meurt, c'est tout. C'est de même que le système est bâti aujourd'hui, pis ce n'est la faute de personne.
Mon plan part donc du partenariat. Garder les bénévoles, garder les commanditaires, pis ajouter la seule affaire qui manque au système. Un responsable. Quelqu'un dont la job, c'est de faire en sorte que la rue, la rivière pis le calendrier rapportent de l'argent.
Un festival remplit la rue Main. La foule marche dans la rue pis dépense dans les commerces. Les commerces gagnent assez pour commanditer le prochain festival. La rivière est la raison pour laquelle la moitié de ces visiteurs sont venus. C'est une seule boucle, une seule économie. Cassez cette boucle-là n'importe où pis les trois morceaux faiblissent ensemble. C'est pour ça que ma plateforme les traite comme un seul point. Pis c'est pour ça que ce plan les traite comme une seule job.
La rue elle-même, c'est le point 1 de ma plateforme. La rue Main Ouest se fait rebâtir en 2027. Le plan des routes dit exactement comment je vais travailler ce chantier-là. Ce plan-ci parle de ce que la rue est supposée donner une fois réparée. Les prévisionnistes de la population de l'Ontario eux-mêmes s'attendent à ce que le comté grossisse de moitié entre 2025 et 2051. Les visiteurs pis les nouveaux résidents s'en viennent dans la région de toute façon. La question, c'est de savoir s'ils vont s'arrêter à Hawkesbury. Le monde reste là où il y a de l'ouvrage. Pis il investit là où la rue est vivante. C'est comme ça que les points 3 et 4 de ma plateforme s'appuient sur celui-ci.
Le budget d'amélioration du centre-ville n'a pas augmenté depuis six ans. C'est l'argent que les commerces du centre-ville versent pour leur propre rue.
Comme les routes, cette job-là passe par tous les paliers de gouvernement.
Le conseil est celui qui peut vraiment bouger les plus gros morceaux : une politique d'événements, une job écrite pour le tourisme, le plan directeur qui attend son vote, pis le budget qui paie les trois. Chacun de ces morceaux-là a besoin de quatre votes sur sept à la table du conseil. Les commerces du centre-ville ont leur propre association, financée par l'argent qu'ils versent, pour améliorer la rue. Ils sont le partenaire naturel de la Ville sur la rue.
Les Comtés unis de Prescott et Russell ont abandonné le tourisme en 2021. En septembre 2025, ils sont revenus par une nouvelle agence, à l'essai pour dix-huit mois. Le maire de Hawkesbury occupe un siège sur huit à leur table. L'entente de cette année sur la rue Main prouve que l'argent des Comtés bouge quand Hawkesbury arrive avec un plan pis le demande. Le comté a lâché le tourisme pendant quatre ans. Ses municipalités n'étaient pas obligées d'attendre. N'importe laquelle des huit peut lever la main avec son propre plan pis l'amener à cette nouvelle agence. Hawkesbury peut être celle qui le fait.
L'organisme touristique de la région a déjà offert d'écrire le plan. L'Ontario donne de l'argent pour les festivals et les événements chaque année. Il a aussi des subventions séparées pour les communautés francophones, pis c'est exactement ce qu'on est. Une subvention, c'est de l'argent qu'il faut demander. Ces programmes-là fonctionnent avec des échéanciers fixes. Les demandes ont des dates limites chaque année, que quelqu'un à Hawkesbury les surveille ou non.
Parcs Canada gère déjà l'écluse qui met 27 915 visites par année à notre porte. Le fédéral finance les festivals locaux par un programme qui revient chaque année. Ce programme-là a une date limite. Pour les événements de l'été prochain, elle tombe cet automne. Le fédéral a aussi un programme d'emplois d'été qui paie des salaires étudiants. C'est une réponse directe à la pénurie de bénévoles que chaque organisateur ici connaît.
Rien de cet argent-là ne demande une hausse de taxes. Ça demande quelqu'un dont la job est de faire les demandes. Pis ça demande un conseil qui vote pour le laisser faire.
Pis demander, ça marche. Cornwall, une ville de l'Île-du-Prince-Édouard plus petite que la nôtre, a reçu environ 4,3 millions de dollars du fédéral pour moderniser ses règles de construction. Aucune trace publique que Hawkesbury ait jamais demandé. C'était un programme différent, mais la leçon est la même. Les villes qui arrivent avec des demandes reçoivent les chèques.
Un maire de Hawkesbury a un vote sur sept.
Je ne peux pas vous promettre une tête d'affiche, pis je n'inventerai pas un festival du haut d'un podium. Les bons événements viennent des organisateurs, pis ce que je vais essayer, c'est une Ville qui rend leur job plus légère. Je ne peux pas non plus vous donner un chiffre sur ce que le tourisme va rapporter. Quelqu'un qui met un chiffre là-dessus pour une ville avec une ligne à zéro devine, pis je ne fais pas campagne sur des devinettes. Les événements que cette ville aime déjà appartiennent aux bénévoles qui les font rouler. Le mérite leur revient. La part de la Ville, c'est la paperasse, les assurances pis les demandes de subvention. La Ville porte ça, pis le prochain événement va mourir de vieillesse au lieu de mourir d'épuisement.
J'ai passé ma vie active à faire rapporter ce qu'on possède. Cette ville possède une rue principale en train d'être rebâtie. Elle possède un bord de rivière que bien des villes nous envieraient. Elle possède un calendrier d'événements porté par du monde qui aime cette place. Trois affaires que la ville possède, pis une ligne tourisme au budget qui dit 0 $. Donnez-leur un seul responsable, une seule politique pis un seul menu de commandite, et ils commencent à redonner à la ville.
Une rue. Un bord de l'eau. Un calendrier. Une seule job.