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Le plan · Points 2 · 3 · texte de fond

Zéro autobus. Une loi. Quatre votes.

L'autobus interurbain est parti pendant la pandémie pis n'est jamais revenu. Les Comtés ont essayé de faire rouler leur propre autobus pis l'ont fermé. Beaucoup de monde dans cette ville ne conduit pas. Voici ce qui s'est passé, la seule loi qu'un maire peut changer de l'intérieur de l'hôtel de ville, pis ce que je vais essayer après, dans l'ordre.

Essayez d'aller à l'hôpital depuis le bout est de la ville sans auto. Ou de la Résidence Prescott et Russell jusqu'à l'épicerie. Ou à un quart de travail dans le parc industriel à sept heures du matin. Vous appelez la compagnie de taxi. Vous appelez un ami. Ou vous marchez. Je gère des immeubles dans cette ville. Je le vois chaque semaine : des locataires qui ne conduisent pas, pis des rendez-vous manqués. En mars, une personne d'ici est venue au conseil demander un moyen de se rendre à Ottawa. Le procès-verbal note la présentation, pis rien après. C'est ça, le dossier.

Ce qui est arrivé à l'autobus

L'autobus Ottawa-Montréal descendait la 17 pis arrêtait ici. Il a cessé de rouler au printemps 2020, quand la pandémie a frappé. La compagnie ne l'a jamais remis en route, pis en 2021 elle a quitté le Canada pour de bon. La même année, l'Ontario a ouvert ses lignes interurbaines à n'importe quel transporteur autorisé. Du côté du Québec, une compagnie a demandé à ramener la ligne de la 17 en passant par Hawkesbury. Le corridor est allé à deux services du côté du Québec qui passent tout droit. Aucun autobus à horaire fixe n'a arrêté dans cette ville depuis. Le train le plus proche est à Alexandria, pis il n'y a pas d'autobus pour s'y rendre.

Ce que les Comtés ont essayé

Les Comtés ont fait rouler leur propre autobus. Ça a commencé comme un projet pilote provincial, avec des boucles de village une journée par semaine. Ensuite, c'est devenu sur demande, réservé par téléphone pis par application. Ça a fermé en 2023. Ça a manqué de chauffeurs pis de véhicules d'abord, ensuite d'argent, pis les Comtés ont lâché plutôt que de porter le service tout seuls. Trois leçons. Une journée par semaine par village, ça ne marche pas. Une subvention avec une date de fin pis personne derrière, ça ne marche pas. Pis une boucle de comté pour un problème de la grosseur d'une ville, ça ne marche pas. N'importe quel plan pour cette ville doit se bâtir à l'inverse de ça.

L'AUTOBUS OTTAWA-MONTRÉAL arrêté en 2020, parti en 2021 L'AUTOBUS DES COMTÉS fermé en 2023 AUJOURD'HUI ZÉRO ARRÊT
Deux autobus ont desservi cette ville. Les deux sont partis. Rien ne les a remplacés.

La loi que je peux changer une fois en poste

Nos règles sur les taxis, c'est le règlement 37-2004. Il a été écrit en 2004, pour des taxis avec un bureau de répartition en ville, pis il n'a jamais été réécrit pour les applications sur le téléphone. Il dit qu'un taxi, c'est n'importe quelle auto louée pour une course avec un seul tarif. Il dit que personne ne peut en conduire un nulle part en ville sans un permis de la Ville. Il dit qu'un permis d'exploitant va seulement à une entreprise dont le bureau de répartition est à l'intérieur des limites de la Ville. Il plafonne le nombre de taxis selon la population. Ça fait qu'une application sans bureau de répartition en ville ne peut pas avoir de permis tel que le règlement est écrit.

Le règlement dit lui-même, sur sa première page, d'où vient son pouvoir : la Loi sur les municipalités de l'Ontario, qui permet au conseil de délivrer des permis, de réglementer les taxis pis de fixer les tarifs. Ça veut dire que le conseil peut le réécrire. Quatre votes sur sept. Pas besoin de la province. Ottawa l'a fait il y a des années, avec son propre règlement. Nous autres aussi. Un règlement sur les véhicules de location avec chauffeur qui donne un permis à n'importe quel opérateur qui respecte les règles de sécurité, applications comprises. Il garde le permis de taxi adapté. Il garde la répartition par téléphone, parce qu'une bonne partie du monde qui a besoin d'un lift ne réservera jamais sur un écran. Pis il protège la seule compagnie de taxi que cette ville a, parce qu'une ville qui perd son dernier taxi a reculé.

RÈGLEMENT 37-2004 écrit pour des taxis avec un bureau en ville un bureau de répartition en villeun permis de la Ville pour une courseun seul tarif par course, par définitionun plafond de taxis selon la population pas de bureau en ville, pas de permis UN RÈGLEMENT SUR LES VÉHICULES AVEC CHAUFFEUR tout opérateur qui suit les règles de sécuritéle permis de taxi adapté restela répartition par téléphone restela compagnie de taxi garde son permis applications comprises QUATRE VOTES SUR SEPT
La seule porte qui s'ouvre de l'intérieur de l'hôtel de ville

Corriger le règlement ne met pas un chauffeur sur la route. Une application marche seulement là où des chauffeurs attendent, pis les chauffeurs attendent seulement là où les courses arrivent. La nouvelle loi de l'Ontario pour les travailleurs de plateforme garantit le salaire minimum au chauffeur seulement pendant qu'une course est en cours. Attendre entre deux courses, ce n'est pas une affectation de travail selon cette loi-là, ça fait qu'une ville de notre grosseur a de la misère à retenir un chauffeur. Je ne peux pas vous promettre qu'Uber va passer cette porte-là. Personne ne le peut. Ce que je peux faire, c'est l'ouvrir, pis ensuite écrire à chaque opérateur d'application pour lui demander de venir voir notre ville. Selon la loi du Québec, un chauffeur avec un permis de l'Ontario ne peut pas embarquer un passager payant de l'autre bord du pont, ça fait qu'un service de Hawkesbury dessert Hawkesbury. Pis la province a dit qu'elle va regarder les mêmes règles de covoiturage commercial pour tout l'Ontario, avec un projet pilote dans le Nord. Si cette règle-là finit par s'appliquer chez nous un jour, notre règlement sera déjà prêt.

À NOUS DE CORRIGER le règlement sur les taxis quatre votes sur sept LA PROVINCE comment on paie un chauffeur la règle de covoiturage, encore à écrire pas à nous L'AUTRE BORD DU PONT la loi du Québec sur le taxi un service d'ici dessert ici pas à nous la rivière
Trois séries de règles pèsent sur ce dossier. Une seule est à nous.

Ce que je vais faire, dans l'ordre

Cinq gestes. Chacun est une décision que le conseil prend en public avec les coûts devant lui. Ce sont des essais, dans l'ordre, pis chacun reçoit sa réponse en public.

  1. Vote du conseil Réécrire le règlement sur les taxis. Dans les cent premiers jours, le personnel rédige un règlement sur les véhicules de location avec chauffeur pour remplacer celui de 2004. Le conseil vote. Ça coûte du temps de personnel. « Fait » veut dire : le nouveau règlement adopté pis affiché sur le site de la Ville, avec la compagnie de taxi qui garde son permis.
  2. Mon crayonVote du conseilUne demande Mettre le transport sur la table des voisins, pis demander l'argent pour l'étude. Le transport est le premier dossier de la table permanente que j'ai déjà promise avec Champlain, Hawkesbury Est, Grenville, Grenville-sur-la-Rouge pis le préfet de la MRC d'Argenteuil, avec les Comtés invités. Le fédéral a un fonds qui aide à payer l'étude de transport d'une petite ville, pis les villes se font concurrence pour l'avoir. La province a un nouveau fonds qui aide à payer le démarrage d'un service dans une ville où il en manque un, pour quelques années, avec un montant qui baisse d'année en année, pis il veut le comté pis les voisins dans l'équipe de projet. Les deux veulent une résolution du conseil à l'appui de la demande. L'étude répond aux questions auxquelles personne n'a répondu ici : qui embarquerait, pour aller où, quand, combien ça coûte, qui l'opère, pis ce qui arrive la cinquième année quand l'argent provincial diminue. « Fait » veut dire : une résolution du conseil inscrite au procès-verbal, la demande déposée avec elle, pis l'étude livrée en public dans la première année.
  3. Vote du conseilUne demande Un petit service, seulement si l'étude dit oui. Si le monde est là, la forme est déjà connue grâce aux villes qui ont réussi : quelques fourgonnettes adaptées, réservées par téléphone pis par application, opérées par un entrepreneur sous contrat, avec un tarif, qui desservent l'hôpital, la Résidence, la rue Main, les épiceries pis le parc industriel. La Ville n'achète jamais d'autobus pis n'engage jamais de chauffeurs. Le fonds de la province en paie une partie les premières années, pis l'argent de la taxe sur l'essence pour le transport suit une fois que le service roule. Si le monde n'est pas là, l'étude le dit en public pis on passe au geste cinq. « Fait » veut dire : un opérateur sous contrat, des fourgonnettes qui prennent des réservations la semaine pis le samedi, pis un rapport d'achalandage au conseil après la première année.
  4. Vote du conseil La liaison vers l'extérieur, seulement si le monde est là. Une fourgonnette à heure fixe vers le train à Alexandria. Un service de semaine vers Ottawa pour les rendez-vous pis les étudiants. Ou un transporteur de retour sur la 17, appuyé par une garantie de service. Chacun se calcule en fourgonnettes, jamais en autocars, pis chacun attend que le premier service prouve que le monde est là. « Fait » veut dire : une liaison qui roule sur un horaire publié avec son propre rapport d'achalandage, ou une décision publique du conseil de laisser ça fermé, pis pourquoi.
  5. Vote du conseil Le plancher, si toutes les portes se ferment. Si la province dit non pis que l'étude trouve trop peu de monde, le plan de secours est une subvention à la course : la Ville baisse le tarif, par les Services communautaires ou la compagnie de taxi, pour le monde qui ne peut pas conduire. Pas de flotte, pas d'application, pis ça prend quand même un vote du conseil. « Fait » veut dire : une entente signée, une ligne au budget, pis le nombre de courses subventionnées rapporté au conseil chaque trimestre.
1 Le règlement dans les cent premiers jours 2 La table pis l'argent pour l'étude demandé 3 Les fourgonnettes seulement si l'étude dit oui 4 La liaison seulement si le monde est là LE PLANCHER · une subvention à la course, si toutes les portes se ferment
L'ordre. Chaque marche attend celle d'en dessous, pis le plancher tient si tout se ferme.

Ce qu'un maire peut pis ne peut pas faire ici

Toute ma plateforme roule sur les vrais pouvoirs de la fonction.

Un maire PEUT
  • Réécrire le règlement sur les taxis, par un vote du conseil
  • Mettre le transport sur la table des voisins dans ses cent premiers jours
  • Demander l'argent pour l'étude, par une résolution du conseil
  • Donner un contrat pour un service que l'étude appuie, par un vote du conseil
  • Publier qui embarque pis combien ça coûte, chaque année
Un maire NE PEUT PAS
  • Forcer une compagnie d'autobus à arrêter ici
  • Forcer une application à envoyer des chauffeurs
  • Donner un permis pour embarquer du monde au Québec; ça, c'est la loi du Québec
  • Dépenser l'argent de la province avant que la province dise oui
  • Promettre une date pour un lift vers Ottawa

Ce que je ne peux pas promettre, pis ce que je vais essayer

Je ne peux pas vous promettre une ligne d'autobus. Ce que je vais essayer, c'est de savoir, en public, si une ligne peut rouler ici, avec l'argent qui existe exactement pour ça. Je ne peux pas vous promettre Uber, parce que je ne peux pas ordonner à une compagnie d'envoyer des autos. Ce que je vais essayer, c'est la porte ouverte, pis l'invitation envoyée. Je ne peux pas promettre un nombre d'emplois venant d'une application, parce qu'une application paie un chauffeur seulement pendant une course, pis dans une ville de notre grosseur, c'est un revenu d'appoint pour quelques personnes. Je ne peux pas promettre un lift vers Ottawa à une date précise. Ce que je vais essayer, c'est la liaison vers l'extérieur, à la mesure de l'achalandage que le premier service aura prouvé. Ce que je promets, c'est l'ordre : le règlement, la table, l'étude, la réponse en public, pis ensuite ce que le monde pis l'argent permettent.

Je gère des immeubles dans cette ville. Je sais qui ne conduit pas. Les Comtés ont essayé un autobus pis ça n'a pas marché, pis personne ici ne devrait payer cette erreur-là deux fois. Avant que cette ville dépense une cenne, on va savoir qui embarquerait, pour aller où, pis combien ça coûte. Pis la seule loi qui est à nous de corriger, je vais la déposer sur la table du conseil dans mes cent premiers jours.

Où est-ce que vous ne pouvez pas vous rendre sans auto? Écrivez-moi à denispirollo2026@gmail.com. Chaque réponse va sur la table.

La porte ouverte. La question posée. La réponse en public.

Denis Pirollo
homme d'affaires, entrepreneur, visionnaire
Construire ensemble un Hawkesbury plus fort.

Les sources

  • Ville de Hawkesbury, règlement 37-2004 sur les permis des propriétaires et chauffeurs de taxis et de limousines, version consolidée de 2019, lu le 19 septembre 2026 · la définition d'un taxi, le permis de chauffeur, le bureau de répartition à l'intérieur des limites de la Ville, le plafond de taxis, pis les articles de la Loi sur les municipalités sur lesquels il repose.
  • Ville d'Ottawa, règlement 2016-272 sur les véhicules de location avec chauffeur · un règlement qui donne des permis aux opérateurs d'applications pis à leurs chauffeurs, à côté des taxis.
  • Comtés unis de Prescott et Russell, avis du 29 juin 2023 · la suspension permanente de l'autobus des Comtés pis les raisons données.
  • Radio-Canada, 13 mai 2021 · le transporteur interurbain met fin à tout son service canadien après une année sans revenus.
  • Le Régional, 19 août 2021, pis Le Droit, 10 février 2022 · la proposition de ramener la ligne de la 17 par Hawkesbury, pis l'attribution des corridors à deux transporteurs du côté du Québec.
  • Ville de Hawkesbury, procès-verbal du conseil, 9 mars 2026 · la présentation d'une personne demandant un lien de transport vers Ottawa; aucune motion ne suit.
  • Ministère des Transports de l'Ontario, guide du Fonds d'investissement pour le transport en commun de l'Ontario, octobre 2024 · un fonds pour les villes où le transport manque, qui aide à payer le démarrage d'un service pendant un nombre limité d'années, avec la municipalité de palier supérieur dans l'équipe de projet.
  • Logement, Infrastructures et Collectivités Canada, Fonds pour les solutions de transport en commun en milieu rural, annonce de décembre 2025 · des subventions de planification pour les études de transport des petites villes, dont une dans l'Est ontarien.
  • Ministère des Transports de l'Ontario, lignes directrices du programme de la taxe sur l'essence · les coûts de démarrage ne sont pas admissibles; une municipalité devient admissible une fois qu'elle opère pis finance un service.
  • Gouvernement de l'Ontario, droits et protections des travailleurs de plateformes numériques, lu le 19 septembre 2026 · le salaire minimum dû pour une affectation, de l'acceptation à la fin.
  • Gouvernement de l'Ontario, cadre provincial de covoiturage commercial, phase Northlander, lu le 19 septembre 2026 · le projet pilote d'un an dans les communautés du Nord, la première règle de covoiturage commercial de la province pis la seule à ce jour.
  • Québec, Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile, articles 7, 10, 47 pis 66, lue le 19 septembre 2026 · chaque course payée qui part du Québec exige un chauffeur pis une auto qualifiés selon les règles du Québec.
  • Ville d'Innisfil, pages sur le transport, lues le 19 septembre 2026 · une ville qui achète des courses à une application au lieu d'opérer un autobus, prend les réservations par téléphone pour le monde sans téléphone intelligent, pis envoie les personnes en fauteuil roulant à une compagnie de taxi.