C'est ça, le plan. Le mettre devant le monde, ça coûte de l'argent, pis chaque dollar vient d'un voisin.
ContribuezLe plan de la Ville dit déjà ce que ça prend. Voici ce qu'il dit. Voici qui contrôle chaque morceau de la solution. Pis voici exactement comment je vais me servir de la job de maire pour livrer.
En 2025, la Ville a publié son plan de gestion des actifs. C'est la liste que la Ville fait elle-même de ce qu'elle possède, pis de l'état où ça se trouve selon elle. Ce plan-là donne la cote « très mauvais » à 58 % de notre réseau routier. Un autre 14 % est coté « mauvais ». Ensemble, ça fait 72 % du réseau, mesuré selon ce que ça coûterait pour remplacer ces routes-là. Le plan d'avant disait 49 % de très mauvais. Ça a empiré.
Le même plan met un prix sur la solution.
Entre le plan 2024 et le plan 2025, l'écart a rétréci. Les routes, elles, ont continué de se dégrader.
Dans mon métier, personne ne bâtit sur une mauvaise fondation. Les routes et les tuyaux en dessous, c'est la fondation de la ville. Chaque nouveau commerce, chaque nouveau bâtiment, chaque nouveau logement doit reposer dessus.
Les points 2, 3 et 4 de ma plateforme demandent au monde d'investir ici. Revitaliser la rue Main. Garder nos jeunes. Attirer l'investissement. Rien de ça n'arrive sur des rues qui fendent, qui sont inondées pis qui ferment. Un investisseur lit une ville comme moi je lis un chantier. Il regarde le terrain en premier.
Pis la croissance, ça rapporte. Les nouveaux bâtiments pis les nouveaux commerces se mettent à payer des taxes eux autres aussi. Aujourd'hui, la même facture se répartit sur les propriétés qu'on a déjà, pis ça fait pas beaucoup de propriétés pour l'étendre. Plus de bâtiments, pis des bâtiments qui valent plus cher, ça l'étend plus large.
Réparer les routes à Hawkesbury, ça veut dire travailler avec trois paliers de gouvernement en même temps.
La rue Main fait environ 3,3 kilomètres en ville, pis c'est une route municipale. Ça veut dire qu'elle appartient à la Ville, pas aux Comtés ni à la province. En avril 2025, on a demandé aux Comtés de la prendre en charge. Ils ont dit non. Ça fait que la Ville garde la facture d'entretien. Sur chaque piastre de taxes municipales, 67 cennes restent à la Ville. Le reste s'en va aux Comtés pis aux écoles.
Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) gèrent les routes de comté. Ils perçoivent aussi environ le quart de votre compte de taxes. Le maire de Hawkesbury occupe un siège sur huit à leur table, où les votes sont pondérés selon le nombre d'électeurs. L'entente de juillet sur la rue Main, c'est à ça que sert ce siège-là. Et les chiffres de circulation parlent pour nous : 81 930 véhicules en 12 jours au bout ouest de la rue Main. Cette circulation-là est régionale. De la circulation régionale, ça devrait amener de l'argent régional. Pis aller le chercher, c'est la job du maire.
L'Ontario gère un programme qui s'appelle Connecting Links. Il paie pour des bouts de route que la province a mis sur sa propre liste. Il paie jusqu'à 90 % des coûts, avec un plafond fixé maintenant à 5 millions $ par projet routier. La dernière ronde a mis 46 millions $ dans 21 projets. La ronde 2027-2028 est ouverte maintenant. L'Ontario envoie aussi de l'argent chaque année selon une formule, ce qui veut juste dire que le montant est calculé selon une règle fixe au lieu d'être décidé chaque année. C'est 1,2 million $ du Fonds ontarien pour l'infrastructure communautaire, pour les routes pis les égouts. Rien ne garantit que cette subvention-là va monter. Elle a baissé de 133 000 $ entre 2025 et 2026.
L'ancienne taxe fédérale sur l'essence s'appelle aujourd'hui le Fonds pour le développement des collectivités du Canada. Il nous envoie 334 000 $ par année par formule, pis cet argent-là rentre déjà. Le travail, c'est de le dépenser à la bonne place.
Rien de cet argent-là n'exige une hausse de taxes. Ça prend des demandes déposées à temps, pis un conseil qui vote pour les déposer.
Un maire de Hawkesbury a un vote sur sept. S'il y a égalité, la motion tombe. Un maire ne dirige pas les équipes de la voirie. Le travail avance quand quatre sur sept votent oui. Après, le personnel l'exécute en passant par le directeur général, l'employé le plus haut placé de la Ville.
Depuis le 1er mai 2025, Hawkesbury est une municipalité à « pouvoirs de maire fort » en vertu d'une règle provinciale. Ça veut dire que le maire écrit lui-même le budget de l'année pis qu'il l'amène au conseil. Le premier budget d'un nouveau maire, c'est celui de 2027.
Dans son propre budget, la Ville prévoit que ses réserves, l'argent qu'elle a mis de côté, seront de 6,2 millions $ d'ici la fin de l'année. Réparer pis remplacer tout ce que la Ville possède, routes, tuyaux, bâtiments pis équipements, ça devrait coûter environ 9,9 millions $ par année selon le plan de la Ville elle-même. Ça fait que l'argent mis de côté vaut à peu près sept mois de cette facture annuelle. La Ville n'est pas cassée. Mais personne ne peut vous promettre que le trou se remplira en un seul budget. Ce que je peux promettre, c'est d'essayer de le refermer plus vite chaque année, dans cet ordre : les pires rues en premier, chaque piastre de l'extérieur qu'on est allé chercher, chaque projet fait une fois, chaque année rapportée.
Pis demander, ça marche. En 2024, le conseil a écrit à la province à propos des coûts de police. L'année suivante, le chèque provincial a monté de 143 000 $. En 2026, il est à 2 329 400 $.
Le budget 2026 mettait environ 6 millions $ pour refaire la rue Main Ouest. En juin, le conseil l'a reportée à 2027. La province fait passer du remblai contaminé en plein dans la zone de travaux, environ 2 500 voyages de camion. Je ne blâme pas la décision. La job ne se fait pas cette année. C'est au prochain conseil de la livrer, pis moi, je lis les devis avant que ça commence.
J'ai passé ma vie active à faire les prix, à sortir la paye, à répondre de l'ouvrage. Les routes, c'est une job. Une job, ça prend un devis, un prix, un ordre de travail clair, pis quelqu'un qui vérifie. C'est ça que j'offre.
Les pires en premier. Faites comme du monde. Faites une seule fois.