C'est ça, le plan. Le mettre devant le monde, ça coûte de l'argent, pis chaque dollar vient d'un voisin.
ContribuezLes budgets, les règlements pis les états financiers vérifiés de la Ville sont des documents publics. Voici ce qui se vérifie, ce qui ne se vérifie pas, et les six engagements qui permettraient à n'importe quel résident de vérifier les livres par lui-même.
Les dépenses totales de Hawkesbury sont sous la médiane de ses comparables. Sous la médiane, ça veut dire sous le milieu du peloton. La comparaison porte sur quatorze municipalités semblables de l'Est ontarien. On est neuvième sur les quatorze pour les dépenses par ménage. On est dixième pour le total que la Ville prend d'un ménage en taxes et frais combinés. Le problème, dans cinq ans de livres, c'est sur quoi l'argent est dépensé, pis si vous pouvez le vérifier.
Le tableau des taux de taxes 2026. Le règlement qui fixe les taux de cette année a été adopté le 11 mai. Il renvoie à son annexe A dans quatre articles différents. L'annexe A, c'est le tableau avec les vrais taux dessus. Ce tableau-là n'était pas joint à la documentation de la réunion. Pendant trois mois et demi, il n'était pas sur le site de la Ville non plus : la plus récente feuille de taux sur la page des finances datait de 2024. La feuille 2026 est finalement apparue là à la fin d'août, un fichier daté du 26 août. Vos taux ont existé tout l'été. Le trésorier pouvait les produire.
Un seul vote consigné. Un vote consigné, c'est un vote où le nom de chaque conseiller pis sa position vont dans le registre. Les archives du conseil des six dernières années sont publiques. Elles contiennent 404 blocs de vote. Ça fait 404 votes séparés au registre. Pas un seul ne montre qui a voté de quel bord. Chacun dit juste Adoptée, ce qui veut dire que c'est passé. Le budget 2026 au complet a été adopté en quatre lignes de procès-verbal. C'est parfaitement légal. La loi n'exige un vote consigné que si un membre le demande. Personne ne le demande. Ça ne prouve pas que tout le monde était d'accord. Ça prouve juste que le registre est muet. Alors aucun résident ne peut vérifier comment son propre conseiller a voté sur quoi que ce soit.
Un cahier de budget écrit pour du vrai monde. Hawkesbury publie 20 pages de tableur. Perth est une ville plus petite que nous. Le budget préliminaire de son maire fait 15 pages, avec des explications écrites. Russell en publie 48. Casselman en publie 71. Les mots « staffing complement » (l'effectif du personnel) n'apparaissent pas une seule fois en six ans d'ordres du jour et de procès-verbaux de Hawkesbury. C'est le terme pour dire combien de monde la Ville emploie. C'est une lacune de publication, pis publier ne coûte rien.
Il y en a une autre, pis elle vient du chien de garde de la province elle-même. En mars 2026, l'Ombudsman de l'Ontario a conclu que le conseil avait enfreint la Loi de 2001 sur les municipalités, la loi provinciale qui fixe les règles que les conseils doivent suivre. Le conseil s'était réuni à huis clos en décembre 2024 pour une présentation de consultants. La raison de l'Ombudsman : sa discussion « ne cadrait pas avec l'exception ». En mots simples, la loi ne permettait pas que cette discussion-là se tienne en privé. Le conseil n'a pas contesté le constat. Il a voté pour appliquer les recommandations. Il faut lui donner ça : il l'a accepté. La leçon reste : quelqu'un de l'extérieur doit surveiller l'habitude du huis clos, sinon l'habitude grandit.
Les augmentations négociées des pompiers sont de 1,25 % et 1,5 % par année, sous l'inflation pour chaque année connue. Peu importe ce qui fait monter les coûts, ce n'est pas les augmentations du monde qui rentre dans les bâtiments en feu. Chaque chiffre vient des budgets et règlements adoptés par la Ville elle-même.
Le bureau des subventions de la Ville livre la marchandise. Il est allé chercher jusqu'à 3,8 millions $ pour le filtre de l'usine d'eau, pis le plein montant demandé pour le toit de l'aréna. Parmi les huit municipalités du comté, Hawkesbury reçoit le plus d'argent de subventions par formule par ménage. Les subventions par formule, c'est celles qui sont distribuées selon une formule fixe. On en reçoit le plus parce que ces formules-là sont pondérées selon le besoin. Personne ne devrait vous dire qu'on est lésés. Dans les années dures de 2020 et 2021, la Ville a dépensé moins que son propre budget de paye. C'est la signature honnête des départs de personnel. Elle atterrit proche du budget depuis ce temps-là. Le personnel a été correct avec votre argent. Pis la cause de fond de notre taux de taxes élevé, c'est notre base d'évaluation basse. Ça veut dire que nos maisons valent moins sur papier que celles des voisins. Aucun conseil n'a inventé ça.
Le nouveau garage municipal était estimé à 7,2 millions $ en 2022. Le conseil a depuis autorisé 11,25 millions $. Chaque étape de cette montée était légale et publique. C'est exactement ce que je dis. La vérification manquait, pis le dossier montre où.
Le conseil sortant a approuvé le projet à sa dernière réunion avant l'élection de 2022. Il n'y a pas eu de vote consigné. La réunion était publique pis les documents sont sur le portail de la Ville; rien n'était caché. Le conseil n'a jamais voté sur le contrat de conception. Le personnel l'a octroyé sans demander d'autres prix, en vertu de la clause de fournisseur unique de la politique d'achats. Cette clause-là permet à la Ville d'engager une seule firme directement. C'était légal, pis le personnel en a fait rapport après coup. Ensuite, la firme qui a dessiné les plans a aussi été payée pour gérer le contrat pis approuver les changements. Le rapport de la Ville elle-même dit que le coût de plus vient surtout d'erreurs de conception et de lacunes dans l'ingénierie. Les tests de béton étaient indépendants. L'examen de la conception, non. En quatre ans, aucune décision sur le garage n'a été prise par vote consigné. Pis le budget 2026 ne dit toujours pas d'où vient le dernier 1,5 million $ du projet. Ma question est celle du contribuable : qui paie, pis quand?
Je n'accuse personne de rien.
Je ne peux pas promettre un gel des taxes. Quelqu'un qui promet ça dans une ville avec notre facture de routes, de tuyaux pis de bâtiments vous vend quelque chose. Ce que je vais essayer, c'est ce que je peux faire de mieux : chaque piastre de gaspillage trouvée pis nommée, pis les livres ouverts pour que vous puissiez vérifier le compte vous-même. Je ne traiterai personne de croche. Rien au dossier ne l'appuie, pis je ne dis que ce que le dossier appuie. Pis je ne ferai pas semblant que les votes consignés sont exigés par la loi aujourd'hui. Ils ne le sont pas. C'est justement pour ça que ça prend un maire qui les demande pour en faire une habitude.
Dans mon métier, tu montres au client la facture, le devis pis l'ordre de changement, ou tu n'es pas payé. Je demande à travailler pour dix mille clients. Les livres sont à vous. Ma job, c'est de vous les remettre ouverts.
Votre argent. Vos archives publiques. Votre droit de vérifier.