C'est ça, le plan. Le mettre devant le monde, ça coûte de l'argent, pis chaque dollar vient d'un voisin.
ContribuezJuste à côté, à Champlain, 130 acres de terrain industriel sont achetées, zonées pis vides. La seule affaire entre ce terrain-là pis de vraies jobs, c'est l'eau pis les égouts. Les nôtres. Les deux villes se sont enfin serré la main sur papier en décembre. Voici comment un bâtisseur finit l'entente, met les services dans le sol, pis remet cette ville sur la carte des employeurs.
En arrière de l'entrepôt, de l'hôtel pis de la station-service sur la 17 Est, il y a 130 acres de terrain industriel. Acheté. Zoné pour l'industrie dans le plan des Comtés eux-mêmes. Vide. La limite du lot est dans le canton de Champlain, quelques centaines de mètres passé la limite de la ville, pis il y a exactement une place d'où son eau, ses égouts pis son accès routier peuvent venir. Ici. Les tuyaux de Champlain ne s'y rendent pas. Les nôtres, oui. Le terrain est prêt. Les tuyaux, c'est le plan.
Le terrain industriel paye des taxes foncières environ trois fois ce qu'une maison paye sur la même valeur. Ce chiffre-là, c'est celui du maire sortant lui-même, dit tout haut au journal ce printemps. Mon plan de logement (point 4) vous a montré une ville qui a perdu du monde pendant vingt ans, tandis que presque tous nos voisins grandissaient, en divisant les mêmes factures entre moins d'épaules. Les logements, c'est la moitié de la réponse. Les employeurs, c'est l'autre moitié. On est à mi-chemin entre Montréal pis Ottawa, au seul pont routier sur la rivière entre les deux, avec du terrain industriel à une fraction des prix des grandes villes. Ce qu'on n'a jamais eu, c'est un lot desservi à montrer.
Demandez depuis combien de temps Hawkesbury pis Champlain tournent autour de ça, pis on va vous répondre vingt ans ou trente, selon quel maire raconte l'histoire. Pis là, le 17 décembre 2025, les deux conseils ont signé une première entente sur papier. La forme, c'est un échange juste entre voisins. Le terrain au nord du chemin, le morceau avec le parc industriel dessus, serait rattaché à Hawkesbury. En échange, le terrain de Champlain au sud du chemin peut se brancher sur notre eau pis nos égouts, pis reste à Champlain. Chaque ville garde les taxes de son bord. Les deux villes gardent leur nom, leur conseil pis leur compte de taxes. On ne met pas deux maisons ensemble pour partager une conduite d'eau. On écrit qui possède la clôture, pis on creuse.
La première entente visait le 30 avril 2026 pour l'entente finale, celle qui engage les deux. Cette date-là est passée, pis à la fin d'août 2026, l'entente finale n'était toujours pas signée. Je ne pointe personne du doigt. Deux conseils, deux équipes d'avocats pis un règlement provincial, ça fait de l'ouvrage qui avance lentement, pis le monde qui a fait bouger ce dossier-là après une génération de rien a droit à sa part du mérite, des deux bords du chemin. Mais j'ai mené assez de chantiers pour savoir ce qui arrive à un échéancier que personne ne surveille. Il glisse une fois, sans bruit. Ensuite il glisse pour de bon. Celui-là atterrit sur le bureau du prochain conseil. Je demande la job de l'attraper.
Avant que cette ville puisse promettre un seul tuyau neuf, elle doit prouver que ses usines de traitement peuvent porter la charge. En mai, le conseil a acheté cette preuve : une étude de 109 199 $ sur notre capacité d'eau pis d'égouts, partagée avec Champlain, faite par la même firme d'ingénierie qui connaît déjà notre réseau. L'étude mesure ce que nos usines de traitement peuvent prendre une fois tout le secteur bâti, trouve les goulots d'étranglement, pis met un prix sur les mises à niveau. Pis elle alimente le seul document sur lequel tout ce plan repose : une autorisation environnementale provinciale que la Ville doit détenir avant de promettre du nouveau service. Ça, c'est le vrai chemin critique, pis il passe par la paperasse avant de passer par le sol. Les usines qui serviraient le parc, c'est les mêmes qui servent chaque nouveau logement. Le point 4 attend la même réponse. Celui qui sera maire quand cette étude-là va atterrir est mieux d'être quelqu'un qui lit un rapport d'ingénierie comme le monde lit un menu.
L'estimation d'un consultant pour des tuyaux pis du pompage atterrit sur la table du conseil. Je peux prendre le téléphone pis obtenir un vrai deuxième devis pour la vérifier, comme je l'ai promis sur la page du logement. Pour vérifier la facture, rien d'autre. La façon dont la Ville achète reste au personnel, selon les règles, en public. Une ville qui ne peut pas vérifier un chiffre paye ce qu'on lui dit, pis sur une job de cette taille-là, la différence, c'est pas de la petite monnaie.
Le fédéral pis la province mettent de l'argent sérieux derrière la fabrication canadienne pis la défense en ce moment, pis cet argent-là va atterrir où un lot desservi attend la pelle. Il n'attendra pas une ville encore en négociation avec sa voisine. Sur la 417, dans notre propre comté, le canton de Russell a demandé à la province pis a reçu 1,5 million $ pour son propre parc industriel. Demander, ça marche. Être prêt, ça gagne. Le monde qui planifie le parc a dit ce printemps, à son assemblée annuelle, pour quel genre d'employeurs le parc est pensé : l'agroalimentaire, la logistique pis l'entreposage, les biens durables, la fabrication métallique. Des vraies payes, le genre que nos jeunes s'en vont chercher ailleurs. Mon plan jeunesse (point 3) leur bâtit une porte à l'hôtel de ville. Ce plan-ci leur bâtit une raison de rester qui paye aux deux semaines.
Le plan provisoire de la Ville dit que Hawkesbury n'a pas besoin de plus de terrain zoné pour l'emploi : il compte environ 63 hectares vacants en dedans des limites de la ville pis un besoin de dix hectares d'ici 2046. C'est un argument valable. Ça ne joue pas contre ce dossier-là pour autant. Le parc juste à côté, c'est du terrain desservi au bord de la route, déjà acheté pis déjà zoné, tandis que le terrain en dedans de nos limites, c'est surtout des petits lots éparpillés. Une ville qui a les deux a une seule affaire à vendre au lieu de deux : une offre, nos tuyaux, chaque acre desservie de la région sur la même page. C'est ça que je mettrais devant un employeur.
Pis l'offre doit être écrite avant que le premier employeur appelle. Le plan d'incitatifs de la Ville s'arrête au bord des terrains vacants, pis c'est exactement là que le parc se trouve. Faire entrer le parc dedans, ça prend une réunion publique pis un vote du conseil, pis je vais demander les deux dès mon premier budget. Les mêmes conditions pour chaque employeur, décidées au grand jour.
Pis il faut que quelqu'un le vende. J'ai passé trente ans à bâtir des entreprises entre Montréal pis Ottawa, pis je vais mettre mon propre réseau de gens d'affaires pis d'organisations sur le dossier de Hawkesbury, en commençant par ceux qui bâtissent déjà le long de ce corridor. Une ville de cette taille-là gagne en tirant dans la même direction, pis un dossier aussi vieux a des partenaires dessus qui méritent d'apprendre le prochain geste de la Ville par la Ville.
Chaque promesse sur cette page vient de la colonne de gauche. Si jamais vous m'attrapez à promettre quelque chose de la colonne de droite, reprochez-le-moi.
Je ne peux pas nommer les employeurs qui vont venir, parce que je ne le sais pas encore, pis quiconque dit le savoir est en train de vous vendre un dessin. Je ne peux pas mettre un nombre de jobs sur un champ qui n'a pas de conduite d'eau. Pis les 130 acres au complet ne deviendront pas des planchers d'usine non plus. Chaque site où j'ai travaillé a donné du terrain au drainage, aux bassins pis aux chemins avant de donner un seul lot, pis un bâtisseur qui vous dit le contraire n'a jamais drainé un champ. Je ne peux pas promettre que l'entente finale sera signée d'ici une date que je ne contrôle pas, parce que deux conseils tiennent ce crayon-là, pis moi je vais tenir juste un des sept votes sur un des deux. Ce que je peux promettre, c'est de la pousser à chaque réunion jusqu'à ce qu'elle soit signée. Pis je ne ferai pas semblant que chaque clause d'une entente négociée derrière des portes closes est automatiquement bonne pour Hawkesbury. Je vais la lire comme un entrepreneur lit un contrat, parce que c'est ça que je suis. Si elle est bonne, je vais le dire pis la pousser au grand jour. Si une clause est mauvaise pour cette ville, je vais le dire aussi, en public, pis retourner à la table. Ce que je promets, c'est l'ouvrage, avec une horloge que vous pouvez surveiller : le vote, l'étude, la demande, l'agent, pis une réponse franche chaque fois que quelque chose dit non. Une génération de paroles n'a rien bâti sur ce terrain-là. Des tuyaux, oui.
J'ai passé ma vie à raccorder des bâtiments aux services. L'eau qui rentre, les eaux usées qui sortent, dans le budget, inspecté, fait une fois. Cette ville est à une conduite d'eau d'un vrai parc industriel depuis une génération, pis le premier papier est enfin signé. Ce dont ce dossier-là a besoin aujourd'hui, c'est un maire dont c'est le métier de finir. Donnez-moi la job, pis la prochaine fois que vous passez devant ce champ-là en arrière de la 17, comptez les camions.
Finir l'entente. Bâtir les tuyaux. Ramener les jobs.