C'est ça, le plan. Le mettre devant le monde, ça coûte de l'argent, pis chaque dollar vient d'un voisin.
ContribuezLe monde n'arrête pas de me demander pourquoi le conseil travaillerait avec moi comme maire. C'est la mauvaise question. La bonne question, c'est comment on s'assure que le conseil travaille pour vous. Voici ma réponse : chaque vote sur les grosses affaires ira au registre, avec les noms, là où vous pouvez le consulter.
Depuis que je suis dans la course, j'entends la même inquiétude. Un nouveau maire. Six conseillers déjà en place. Le monde me le dit directement : pourquoi ils travailleraient avec toi?
La question suppose que le conseil est un club privé, pis que la job, c'est de bien s'entendre avec lui. Le conseil, c'est sept sièges, pis c'est votre vote qui les remplit tous. Vous nous embauchez. Vous nous payez.
Alors la vraie question n'a jamais été de savoir si le conseil va travailler avec moi. La vraie question, c'est comment on s'assure que le conseil travaille pour le monde. La réponse se bâtit un morceau à la fois. Le morceau le plus simple, c'est de vous laisser voir le travail.
Vous pouvez déjà regarder chaque réunion du conseil. La Ville les diffuse en direct, pis les enregistrements restent sur sa chaîne YouTube. Les ordres du jour sont affichés avant chaque réunion. Les procès-verbaux, le compte rendu écrit de ce que le conseil a décidé, sont affichés après leur approbation. Cette partie-là du travail est bien faite, pis le monde qui l'a mise en place mérite qu'on le dise.
Ouvrez ces procès-verbaux pis essayez de trouver : comment mon conseiller a voté sur le budget? Vous ne pouvez pas. Ma page Ouvrir les livres montre le compte. Six ans d'archives du conseil sont publiques. Elles contiennent 404 blocs de vote. Ça fait 404 votes distincts au registre. Pas un seul ne montre qui a voté de quel bord. Ça se passe toujours pareil : qui a proposé la motion, qui l'a appuyée pour qu'on la discute (le procès-verbal dit « appuyé »), pis le résultat en un mot. Adoptée. C'est passé. C'est parfaitement légal. La loi n'écrit les noms que si un membre le demande. Personne ne le demande. Ça ne prouve pas que tout le monde était d'accord. Ça prouve juste que le registre est muet.
Alors aujourd'hui, la seule façon de savoir comment votre conseiller a voté, c'est d'écouter la vidéo de la réunion au complet. Personne ne peut vérifier une vidéo de trois heures sans index. Un vote qu'on ne peut pas consulter, c'est un vote dont personne ne répond.
L'outil pour régler ça dort déjà dans la loi. N'importe quel membre du conseil, tout seul, peut exiger un vote consigné, sur n'importe quelle affaire mise au vote, juste en le demandant. Un vote consigné, c'est un vote où le nom de chaque conseiller pis sa position vont au registre : qui a voté pour, qui a voté contre. (Nos règles municipales, elles, disent « vote enregistré ».) Le reste du conseil ne peut pas le bloquer.
La loi ajoute une chose : dans un vote consigné, un membre qui est dans la salle et qui ne vote pas est compté comme ayant voté contre. Personne ne peut se cacher dans un vote consigné.
Certaines affaires doivent se passer derrière une porte fermée, pis la loi dit lesquelles : les affaires privées du monde, les transactions de terrain encore en négociation, les discussions avec les employés, les avis juridiques.
Mais l'Ombudsman de l'Ontario, le chien de garde de la province pour les réunions de conseil, a déjà dû rappeler à notre ville où est la limite à ne pas franchir. La Loi sur les municipalités, c'est la loi provinciale qui fixe les règles que les conseils doivent suivre. En décembre 2024, le conseil s'est réuni derrière des portes fermées pour une discussion que la loi exigeait publique. En mars 2026, l'Ombudsman a conclu que ça enfreignait la Loi. Le conseil ne l'a pas contesté. Il a voté pour appliquer les recommandations. Ça, ça mérite le respect.
Mon engagement, c'est de surveiller ça, chaque fois : une porte se ferme seulement quand la loi le demande vraiment. La raison légale exacte est nommée à voix haute avant que la porte se ferme. Pis en ressortant, on dit en réunion publique tout ce que la loi nous permet de dire.
N'importe qui peut demander à l'Ombudsman de vérifier une réunion à huis clos, gratuitement. Pas même besoin de rester ici.
Je ne peux pas promettre que le conseil va toujours voter comme le monde dans la salle le veut. Vous élisez sept personnes pour étudier les dossiers pis se servir de leur jugement, pis des fois, un jugement honnête va contre la foule. Ce que je peux promettre est différent : vous allez voir chaque vote, pis ils vont devoir vous expliquer leurs raisons, à voix haute. Un conseiller qui vote contre ce que la ville veut clairement, il a peut-être une bonne raison. Alors, qu'il se lève pis qu'il la donne. C'est ça, la job.
Je ne peux pas ouvrir les portes que la loi elle-même garde fermées. Ce que je vais essayer, c'est que chaque réunion à huis clos soit aussi courte pis aussi rare que la loi le permet, pis qu'après, on vous en dise autant que la loi le permet. Pis je ne ferai pas semblant que les votes consignés sont exigés par la loi aujourd'hui. Ils ne le sont pas. Pour en faire une habitude, ça prend un maire qui les demande. Pour en faire une règle, ça prend cinq votes sur sept. Le premier, je peux le garantir tout seul. Le deuxième, je vais mettre mon nom dessus pis me battre pour l'obtenir, au grand jour.
Vous ne devriez jamais avoir à me croire sur parole, moi ou n'importe qui, sur la façon dont votre conseil a voté. Vous devriez pouvoir le consulter sur votre téléphone en une minute, nom par nom, gratuitement. Alors non, la question n'est pas de savoir si le conseil va travailler avec moi. La question, c'est de savoir si le conseil travaille pour vous. Pis le jour où chaque vote porte un nom, cette question-là a enfin toute une ville qui la surveille.
Chaque vote. Chaque nom. Au registre.