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Le plan · les animaux · texte de fond

Petites âmes : quelqu'un doit répondre au téléphone

Un résident a appelé l'hôtel de ville pour un chat en train de mourir dans la rue. On lui a répondu qu'il n'y avait aucune ressource. Voici ce que la Ville a vraiment pour les animaux, ce que d'autres villes font, et un plan écrit avec Stéphanie Portelance, qui sauve des chats dans notre région. De la compassion, avec une limite écrite sur chaque ligne du budget.

Stéphanie Portelance sourit en tenant un petit chaton blanc.
Écrit avec
Stéphanie Portelance
Fondatrice de Portelance - Cercle des Vies
Sur Facebook : Stéphanie Portelance et Portelance-Cercle Des Vies
Une chatte et ses deux chatons roux couchés ensemble dans l'herbe, par temps sec.
Photo : Stéphanie Portelance
Un chaton tigré est assis bien droit sur un plancher de bois, les oreilles dressées et les yeux grands ouverts.
Un petit chaton blanc aux yeux bleus se lèche le nez après être sorti de sous un divan vert.
Denis et Stéphanie sont assis par terre pendant qu'un chaton tigré renifle la main de Denis et qu'un chaton blanc observe.
Whiskey, le chat roux de Denis, est assis dans un fauteuil blanc près d'un coussin gris et regarde la caméra.
Whiskey, le chat roux de Denis, est couché sur une imprimante et regarde droit dans la caméra.
Un chaton blanc est assis devant une couverture grise et observe un trou d'où un autre chat jette un coup d'œil.
Whiskey, le chat roux de Denis, dort étendu de tout son long sur une imprimante.
Un chaton tigré est accroupi à côté d'un sac vert et regarde droit dans la caméra.

Commençons par ce qui est arrivé. Le lundi 31 août 2026, un résident a appelé l'hôtel de ville pour un chat blessé qui souffrait visiblement, et il a demandé si quelqu'un pouvait venir le chercher. On lui a répondu qu'aucune ressource n'était disponible. Le lendemain soir, le chat s'est retrouvé dans la cour d'un voisin, presque immobile. Trois voisins l'ont mis dans une cage. Parmi eux, une femme l'a ramené chez elle, lui a donné une couverture, de l'eau et de la nourriture, et a vérifié toute la nuit s'il respirait encore. Le matin, une clinique de l'autre côté de la rivière l'a examiné et lui a dit qu'il était vieux, affamé, aveugle d'un œil, sourd d'une oreille et en grande souffrance. La clinique a recommandé l'euthanasie. La femme a payé la facture elle-même. Ensuite, elle a écrit au maire et au conseil pour leur poser une seule question. Que doit faire un citoyen? Elle a raconté tout ça elle-même, en public, dans le groupe Facebook de la ville.

J'ai répondu publiquement à son message ce soir-là. Je ne blâme pas la personne qui a répondu au téléphone à l'hôtel de ville : elle n'avait aucune procédure à suivre et aucune ligne budgétaire sur laquelle s'appuyer. Cette défaillance revient au conseil, et au maire qui le préside. C'est ce travail-là que je vous demande de me confier.

J'ai écrit ce plan avec Stéphanie Portelance, fondatrice de Portelance - Cercle des Vies. Elle m'a envoyé une proposition écrite pour les municipalités de Prescott et Russell, et nous avons parlé de son travail devant la caméra. Sa proposition a changé ce plan. Quand une idée vient d'elle, je le dis.

Ce que la Ville a vraiment pour les animaux

Avant de chiffrer une réparation, il faut aller voir sur place. Voici ce que disent vraiment le règlement de la Ville sur les animaux, son règlement sur les frais, sa page des services animaliers, ses contrats de chenil et cinq ans de ses budgets. Tout cela est public.

Le règlement

Le règlement 36-2020, le règlement de la Ville sur le contrôle des animaux, compte le chat parmi les animaux domestiques, et il dit qu'aucun animal domestique ne peut errer en liberté. Ce que le règlement ne fait jamais, c'est donner à un agent une seule obligation à l'égard des chats. Tous les pouvoirs de saisir, de mettre en fourrière, de garder et de faire adopter ne visent que les chiens. La « fourrière » est définie comme un endroit pour les chiens. Pas de licence pour les chats, pas un mot sur les chats errants, pas un mot sur les colonies de chats, rien sur la stérilisation. La seule clause qui touche un animal blessé permet à un agent de l'amener chez un vétérinaire après qu'il a déjà été ramassé pour avoir erré en liberté. Pour un chat, ce ramassage ne se produit jamais.

La page web

La page des services animaliers de la Ville vous indique ce qu'il faut faire pour un chien perdu, un chien en liberté, un animal mort sur la route et un animal sauvage blessé. Elle donne le numéro du service de répartition de la réglementation, qui répond pendant et après les heures de bureau. Pour un chat vivant en difficulté, la page ne dit rien du tout. Aucune marche à suivre, personne à appeler.

Le chenil

Quand le chenil du canton de Champlain a donné son préavis, en novembre 2022, le conseil a signé avec un chenil privé de Hawkesbury-Est, en mai 2023. Le personnel a écrit qu'un chenil appartenant à la Ville coûterait environ 50 000 $ à construire et environ 25 000 $ par année à faire fonctionner, et que la Ville a besoin d'un chenil à peu près quinze fois par année. En mai de cette année, le conseil a encore modifié le règlement pour travailler avec Animatch, un organisme sans but lucratif d'adoption de chiens à Pointe-Fortune. Le rapport du personnel dit que la Ville ramasse 15 à 20 chiens par année, et que la moitié retournent chez eux en moins d'une journée. Pour les chiens, le système fonctionne. Le même rapport ne contient pas le mot chat.

L'argent

Le budget 2022 avait une ligne qui s'appelait Contrôle des animaux : 43 540 $ de dépenses et 800 $ de revenus. Dans le budget 2023, cette ligne indique 0 $, et elle indique 0 $ chaque année depuis. Dans le budget 2026, la ligne a disparu. La Ville n'a pas arrêté de dépenser pour les animaux. En 2023, elle a regroupé les sous-postes budgétaires du service de la réglementation dans une seule ligne, et cette ligne s'élève à 650 400 $ cette année. Il faut donc dire honnêtement ceci : personne en dehors de l'hôtel de ville ne peut voir ce que les animaux coûtent à cette ville. Le point 5 de ma plateforme, c'est Ouvrir les livres.

Ligne Contrôle des animaux, budget 2022
43 540 $
Ligne Contrôle des animaux, budgets 2023 à 2025
0 $
Ligne Contrôle des animaux, budget 2026
disparue
Source · Annexe A du règlement budgétaire de chaque année, division 3, ligne 233 · Ville de Hawkesbury

La ligne est tombée à zéro sur le papier. L'argent est passé dans une ligne plus importante, où vous ne pouvez plus le voir.

Un petit chaton tigré regarde de derrière une planche, dans les feuilles, droit dans la caméra.
Photo : Stéphanie Portelance
Deux chatons sont blottis dans une cage-trappe grillagée, attrapés sans leur faire de mal.
Photo : Stéphanie Portelance
Un chat tigré gris dans l'herbe regarde la caméra avec des yeux vert pâle.
Photo : Stéphanie Portelance

Les gens qui font ce travail bénévolement

Hawkesbury a bel et bien un service pour les chats : des bénévoles, à leurs propres frais, qui demandent de l'aide depuis des années.

2009
Friends of Feral Cats Hawkesbury est fondé. Des bénévoles capturent les chats, les font stériliser, les remettent dans leurs colonies et les nourrissent chaque jour. En 2017, ils ont dit à The Review qu'ils s'occupaient de seize colonies.
nov. 2020
Un résident demande trois choses au conseil : promouvoir la stérilisation, tenir des journées de stérilisation à bas prix avec les vétérinaires d'ici, et inscrire les chats dans le règlement. La mairesse dit que la question demande plus de réflexion. On demande à la greffière d'appeler les vétérinaires. Aucune résolution n'est adoptée.
nov. 2023
Operation Spay and Neuter, un refuge pour chats fondé ici (un autre groupe que celui de Stéphanie), arrête de prendre de nouveaux chats. Il est complet. Il n'a aucun financement extérieur. Il fonctionne grâce aux dons, aux bouteilles consignées et aux levées de fonds.
juill. 2024
Radio-Canada rapporte qu'Operation Spay and Neuter a fait stériliser environ 2 000 chats depuis ses débuts et reçoit plusieurs appels par jour pour des chats abandonnés. La fondatrice de ce refuge dit que les abords de la ville sont devenus un endroit où l'on vient se débarrasser des chats. La réponse de la Ville, au complet, telle que Radio-Canada l'a publiée : « La Ville de Hawkesbury n'estime toutefois pas que la population de chats a atteint un niveau alarmant. »
2025
Friends of Feral Cats, selon ses propres chiffres : le groupe accueille 60 chats et trouve une famille d'adoption pour 25 d'entre eux. Il organise aussi la stérilisation et le retour de 87 chats, et paie le vétérinaire pour 25 d'entre eux quand le propriétaire n'en a pas les moyens.
mai 2026
Le conseil modifie le règlement sur les animaux pour la nouvelle entente d'adoption de chiens. Les chats ne sont pas mentionnés.
sept. 2026
Une résidente raconte au groupe Facebook de la ville qu'on a répondu à un citoyen qu'il n'y avait aucune ressource pour un chat mourant. Trois voisins ont fait le travail de la Ville à sa place.

Six ans à demander. Deux groupes de bénévoles. Un refuge qui a dû refuser de nouveaux chats parce qu'il était complet. Et une Ville qui répond, en 2024, que le problème n'est pas alarmant. Je pense que les bénévoles ne seraient pas d'accord.

Un citoyen appelle Stéphanie pour une colonie. Elle capture les chats, les fait stériliser, et trouve des familles d'accueil, ensuite des familles adoptives, pour ceux qui peuvent être adoptés. L'argent vient de Facebook, du bouche-à-oreille et des magasins d'aliments pour animaux, mais, pour reprendre ses mots, « surtout de bons citoyens » (traduction libre). Elle dit que les bénévoles ont besoin d'« un vétérinaire à bas prix » (traduction libre), et qu'en ce moment, il faut faire beaucoup de route pour en trouver un.

À qui revient ce travail, franchement

Voici la loi. Depuis 2019, la cruauté envers les animaux et la détresse animale relèvent des services provinciaux de bien-être animal, avec une ligne qui répond jour et nuit. Ils n'offrent toutefois pas de service de ramassage pour chaque chat errant de l'Ontario. La Loi sur les municipalités dit qu'une ville peut réglementer les animaux. Elle ne dit pas qu'une ville doit ramasser ou héberger les chats. Et le centre animalier de Cornwall, en Ontario, dit qu'il accueille les animaux errants provenant d'endroits sans service municipal, quand il a de la place. La réponse honnête à « à qui revient ce travail? » est donc la suivante : ce travail revient à la personne ou à l'organisme que le conseil décide d'en charger. En ce moment, pour les chats, le conseil n'a rien décidé.

Nos voisins n'ont pas décidé non plus. Le site de Hawkesbury-Est dit que le canton n'a aucun règlement sur les chats. La page de Champlain sur les animaux ne donne que des frais pour les chiens. Les services animaliers de Clarence-Rockland ne visent que les chiens. Dans notre coin du comté, personne n'a de plan pour les chats. C'est un vide, et c'est aussi une occasion : des villes qui s'unissent peuvent partager les coûts.

Trois chatons jouent autour d'un griffoir dans le coin d'une pièce.
Photo : Stéphanie Portelance
Un chaton blanc et duveteux trotte sur une planche dans les feuilles ensoleillées, la queue bien haute.
Photo : Stéphanie Portelance
Stéphanie Portelance est assise en tailleur sur un plancher de bois, vêtue d'un chandail blanc, et parle à la caméra.

Ce que d'autres villes font vraiment

Pour estimer le coût, on fait comme pour un contrat : on regarde ce que le même travail a coûté à quelqu'un d'autre.

De l'autre côté de la rivière, Lachute paie 58 000 $ pour 2025 et 60 000 $ pour 2026 à une patrouille animale privée pour s'occuper de son contrôle des animaux. C'est le prix courant d'un contrat complet dans une ville à peu près de notre taille.

Windsor a choisi une approche moins chère pour les chats. Son budget 2026 prévoit 20 000 $ en bons de stérilisation : 260 bons de 75 $ chacun, pour les propriétaires à faible revenu et pour ceux qui prennent soin d'un chat de colonie. Le propriétaire paie le reste. La Ville paie la part qui empêche la prochaine portée.

Kawartha Lakes a inclus les chats dans son contrat de chenil. En janvier 2025, son conseil a consacré 90 500 $ à une seule entente avec sa société protectrice des animaux, une entente qui couvre la fourrière pour chiens, un programme de capture-stérilisation-retour pour les chats de colonie et un projet pilote pour les chats errants. En 2022, avant cette entente, un rapport de Kawartha Lakes avait déjà chiffré le volet chats à lui seul : environ 25 000 $. Son personnel a aussi essayé les licences pour chats. La première année, une dizaine de chats ont été enregistrés. Je prends ça comme un avertissement : une médaille dit à qui appartient le chat, et c'est tout. Mon plan ne prévoit pas de médaille pour chats.

Et un canton bien plus petit que nous, Bonfield, près de North Bay, s'est penché en janvier dernier sur le même problème : une colonie qui est revenue, une société protectrice qui avait arrêté de prendre des contrats municipaux, et des résidents qui nourrissaient des chats en public. Son personnel a chiffré une première année à environ 25 000 $, avec la fourrière du canton et une entente avec un vétérinaire. La plus grande partie de cette estimation concernait la fourrière, et mon plan ne construit pas de fourrière pour chats. Les petites villes en sont capables. Il faut une décision.

Le plan, point par point, avec le vote que chacun demande

Un maire a une voix sur sept, mais il a aussi la plume qui rédige le budget et la présidence du conseil, qui garde une question à l'ordre du jour jusqu'à ce qu'elle obtienne une réponse. Voici ce que je vais mettre sur la table, dans cet ordre.

  1. Un numéro, et une réponse à chaque fois. La ligne de répartition de la réglementation répond déjà pendant et après les heures de bureau pour les chiens. Elle devient le numéro unique pour tout animal domestique en détresse, avec une procédure écrite derrière : qui le répartiteur appelle, dans quel ordre, et ce qui se passe ensuite. Pendant les heures d'ouverture, la clinique liée à la Ville par une entente; après, la ligne provinciale et les bénévoles. Les mots « aucune ressource » sont retirés des consignes. Chaque appel est consigné, et une personne qui tombe sur un répondeur est rappelée. Stéphanie sait pourquoi c'est important : elle a appelé plus d'une fois au sujet d'un chien, on l'a dirigée vers un répondeur, et personne ne l'a jamais rappelée. La page des services animaliers de la Ville donne les deux numéros, la procédure pour les chats et la marche à suivre quand on trouve des chatons. Coût : du temps de personnel et une page d'instructions. Vote : une résolution du conseil dans mon premier mois.
  2. Une entente permanente avec un vétérinaire pour les animaux sans propriétaire. Le règlement permet déjà à un agent d'amener un animal blessé chez un vétérinaire. On élargit cette règle à tout animal domestique blessé qu'un agent trouve, y compris les chats, et on signe une entente permanente avec une clinique locale, à prix fixés d'avance. Stéphanie demande que la même entente offre aux résidents un prix réduit pour leurs propres animaux, et aux organismes de sauvetage enregistrés des prix fixes qui leur sont propres. Je vais soumettre les deux demandes aux vétérinaires. Quand il y a un propriétaire, le propriétaire paie, comme le règlement le dit aujourd'hui. Quand il n'y en a pas, la Ville paie l'examen et, quand le vétérinaire le recommande, une fin sans souffrance, jusqu'à une limite annuelle fixée dans le budget. Si la limite est atteinte, je vais demander au conseil de la hausser. Un chat que le vétérinaire peut sauver est soigné avec l'argent du fonds communautaire pour les chats, décrit plus bas, et il est confié aux bénévoles. L'entente couvre aussi un court séjour pour un chat, avant et après son opération : je vais d'abord demander cet espace à la clinique, parce que, comme Stéphanie le souligne, il n'y a pas assez de familles d'accueil pour garder les chats avant et après leur opération. Je ne sais pas encore si une clinique locale a de la place pour cela; la question sera posée aux vétérinaires avant qu'un montant soit inscrit au budget. Coût : le compte de vétérinaire, avec sa limite annuelle. Vote : la modification du règlement, quatre voix sur sept; le compte s'inscrit au budget 2027.
  3. Inscrire les chats dans le règlement, comme il se doit. Des règles qui protègent les gens qui font le travail. Une définition du chat communautaire : sans propriétaire, stérilisé, l'oreille entaillée, et membre d'une colonie inscrite au registre de la Ville. L'entaille à l'oreille, que la proposition de Stéphanie demande, signifie que le vétérinaire enlève l'extrémité d'une oreille pendant l'opération, pour que tout le monde puisse voir que le chat est stérilisé. Une personne inscrite comme responsable de colonie, qui s'occupe de nourrir et de surveiller une telle colonie, en suivant une norme d'alimentation d'une page, n'en est pas le propriétaire, ne laisse pas un chat errer en liberté, et ne peut pas recevoir de contravention pour ce travail. Laisser son propre chat errer dehors est déjà interdit par le règlement, et la page des services animaliers de la Ville va le dire clairement. Les chats de grange ont aussi des propriétaires, et les bons de stérilisation décrits plus bas leur sont ouverts. Un chat encore assez apprivoisé pour vivre à l'intérieur peut être orienté vers l'adoption, par une famille d'accueil. Le règlement nomme aussi les nouveaux services, pour qu'ils ne dépendent pas de la personne de garde ce jour-là. Coût : du temps de personnel pour l'écrire. Vote : des modifications aux règlements, quatre voix sur sept.
  4. La stérilisation, colonie par colonie, avec les gens qui la font déjà. Le budget 2027 va prévoir une petite ligne pour des bons de stérilisation, comme celle de Windsor. La Ville émet les bons et paie les cliniques directement, pour les résidents de Hawkesbury et pour les colonies inscrites au registre de la Ville. Un bon couvre une partie du coût de l'opération. Les bons vont colonie par colonie, selon les dossiers des bénévoles : on s'occupe d'une même colonie jusqu'à ce que la plupart de ses chats soient stérilisés. Les femelles d'abord, sur le conseil de Stéphanie, parce que c'est ce qui empêche la prochaine portée à la source. Les chats assez apprivoisés pour vivre à l'intérieur sont mis en adoption, et les frais d'adoption aident à payer les soins des chats adultes. Chaque trimestre, les chiffres sont communiqués : chats stérilisés, chats adoptés, chats remis dans leur colonie. En plus de la ligne de la Ville, un fonds communautaire pour les chats, créé par règlement, auquel les résidents et les commerces peuvent faire des dons. Il finance des bons supplémentaires et les soins des chats qu'on peut sauver. Une fois par année, une journée de collecte de fonds avec la communauté et les commerces, organisée avec les bénévoles, pour que les dons couvrent une plus grande part des coûts, et le compte de taxes, une plus petite. Je vais aussi demander à la SPCA de l'Ontario de tenir ici une clinique mobile de stérilisation; elle travaille avec les villes sur les chats errants et les colonies. Je ne peux pas encore donner le montant : il dépend d'un budget que je n'ai pas encore écrit, et vous le verrez, avec sa limite, le jour où je déposerai ce budget. Vote : le fonds est créé par règlement, quatre voix sur sept, et la ligne des bons s'inscrit au budget 2027.
  5. Une base pour les bénévoles, sans construire de refuge. Pour Stéphanie, les familles d'accueil passent en premier. Le règlement permet déjà à la Ville de certifier des familles d'accueil pour animaux, moyennant des frais de 100 $. Les familles d'accueil qui travaillent avec le programme seront dispensées de ces frais. La Ville a aussi une politique écrite pour reconnaître les organismes communautaires : un organisme reconnu peut obtenir de l'aide pour une partie de ses dépenses de première année, un espace d'entreposage quand la Ville en a, une assurance par l'entremise de la Ville, à ses propres frais, et les installations de la Ville à tarif préférentiel. Le conseil devrait y ajouter le bien-être animal, par écrit. Pour un organisme de bien-être animal reconnu de Hawkesbury, je vais proposer l'utilisation gratuite d'une salle communautaire de la Ville un nombre déterminé de fois par année, pour des collectes de fonds, de la sensibilisation et de l'éducation, et des journées d'inscription à la stérilisation à bas prix, le tout mené par des bénévoles. Le conseil fixe le nombre. Ensuite, l'aide concrète : de l'espace d'entreposage, quand la Ville en a, pour les cages-pièges, les cages de transport et la paille, jamais pour des animaux, et quelques cages-pièges à prêter. L'organisme régional de bénévoles qui coordonne le programme signe une entente écrite avec la Ville : il forme les responsables de colonie, tient les dossiers des colonies, organise les captures et les adoptions, et remet ses chiffres chaque trimestre. L'organisme de Stéphanie a offert de s'en charger, et l'entente est ouverte à tout groupe qui respecte la même norme. Les agents de la réglementation ne capturent pas les chats des colonies. La proposition de Stéphanie ajoute trois choses que la Ville peut aider à mettre en relation : une animalerie comme point d'adoption, si un commerce veut le faire; des bacs de dons dans les animaleries, pour les fournitures et l'argent, en donnant la priorité aux organismes de Hawkesbury; et des collectes de nourriture et de fournitures avec les commerces locaux. Coût : de l'espace que la Ville a déjà, quelques cages-pièges achetées une fois pour toutes, et le loyer de quelques réservations de salle auquel la Ville renonce. Vote : l'entente, la politique de reconnaissance, l'annulation des frais et l'utilisation des salles, quatre voix sur sept chacune.
  6. En parler aux voisins et aux Comtés. Les chats ne connaissent pas les limites des cantons, et le contrôle des animaux est un pouvoir municipal, il s'agit donc d'une entente entre villes. Je vais soulever la question à la table des Comtés et demander aux deux conseils voisins de s'asseoir avec le nôtre. La proposition de Stéphanie est écrite pour toutes les municipalités de Prescott et Russell, et chacune peut donc se voir offrir la même entente. Si les voisins se joignent à nous, les villes pourraient partager un compte de vétérinaire et une enveloppe commune de bons. Coût : rien de nouveau pour Hawkesbury tant qu'aucun voisin ne se joint à nous, et une enveloppe partagée demanderait un vote à part au conseil. Vote : une résolution ici, quatre voix sur sept, et ensuite une rencontre avec les deux conseils voisins.
  7. La ligne revient dans les livres. Les services animaliers retrouvent leur propre ligne de budget, avec le contrat de chenil, le compte de vétérinaire, la ligne des bons et le fonds communautaire pour les chats, chacun montré séparément. Une fois par année, un bulletin public : appels auxquels on a répondu, animaux ramassés, chiens rendus à leur propriétaire, chats stérilisés, colonies où la plupart des chats sont maintenant stérilisés, dollars dépensés et dollars donnés. Stéphanie demande la même chose dans sa proposition : un registre public de chaque dollar recueilli et dépensé, pour que les gens qui donnent puissent avoir confiance. Vote : le budget 2027, que le maire écrit et que le conseil adopte.
Famille d'accueil Un chat encore assez apprivoisé pour vivre à l'intérieur peut être orienté vers l'adoption
Stéphanie Portelance sourit à la caméra sous le capuchon d'un imperméable vert.
Ses mots
« On a besoin de familles d'accueil, c'est la première chose, la plus importante. »
Stéphanie Portelance, en entrevue avec Denis (traduction libre)
Deux chatons mangent dans de petits bols sur un plancher de céramique, chez une famille d'accueil.
Photo : Stéphanie Portelance
Stéphanie est assise par terre avec un chaton blanc sur le genou pendant que deux chatons tigrés s'approchent pour une gâterie.
Un chaton blanc et un chaton tigré traversent un plancher de bois vers une main qui les attend.

Ce que je ne peux pas promettre, et ce que je vais essayer

Je ne peux pas promettre un refuge de la Ville. Le personnel de la Ville a lui-même estimé qu'un chenil coûterait 50 000 $ à construire et 25 000 $ par année à faire fonctionner, et un refuge pour chats, c'est une autre affaire : un bâtiment se remplit le jour où il ouvre. Ce que je vais essayer, c'est ce qui vide la rue : une stérilisation constante, colonie par colonie, et des familles d'accueil pour les chats qu'on peut faire adopter.

Je ne peux pas promettre que les chats errants vont disparaître en un mandat. Les colonies se stabilisent en quelques années quand le travail est constant, et elles diminuent dans les années qui suivent. Ce que je vais essayer de faire : publier le bulletin chaque année, pour que vous voyiez quelles colonies diminuent. Je ne peux pas promettre non plus que les bénévoles pourront tout assumer seuls indéfiniment, alors ce plan finance ce qui les épuise : le compte de vétérinaire, les bons, l'entreposage et les cages-pièges.

Je ne peux pas promettre que le programme sera gratuit. Deux mesures coûtent de l'argent à la Ville chaque année, chacune avec une limite annuelle dans le budget : le compte de vétérinaire et la ligne des bons. Le reste, c'est une procédure, un règlement, une table de concertation avec les voisins et une ligne dans les livres. Vous verrez les limites le jour où je déposerai le budget 2027. La compassion coûte un téléphone qui répond, un vétérinaire qui est payé, et une ligne dans le budget que vous pouvez lire. Cela, nous pouvons nous le permettre.

La proposition de Stéphanie demande aussi un service gratuit pour ramasser les chats en difficulté. Je ne peux pas encore le promettre : cela suppose du personnel, un véhicule et une assurance, chaque année. Ce que je vais essayer : présenter son coût au conseil avec mon premier budget, pour que la décision se prenne en public. L'organisme de Stéphanie offre de le faire fonctionner avec ses bénévoles : conduire les chats aux journées de stérilisation, et chez un vétérinaire de Saint-Zotique si aucune clinique à Hawkesbury ne peut les prendre, et aller chercher les chats errants mourants pour qu'un vétérinaire mette fin à leurs souffrances. Cela réduit le coût en personnel, mais le véhicule et l'assurance restent, alors la décision passe quand même devant le conseil.

D'ici là, si vous trouvez un animal en détresse, appelez deux numéros, s'il vous plaît : le service de répartition de la réglementation au 613 632-1105, et la ligne provinciale de bien-être animal au 1 833 926-4625. Dites-leur où est l'animal. Insistez.

On juge une ville à la façon dont elle traite ceux qui ne peuvent pas parler pour eux-mêmes. Trois voisins et un vétérinaire de l'autre côté de la rivière ont montré à quoi ça ressemble. Des bénévoles comme Stéphanie le montrent chaque fois qu'ils répondent à un appel. Le travail du conseil, c'est de faire en sorte que le prochain appel obtienne une réponse. Ça, c'est un travail que je sais faire.

Un numéro. Une prochaine étape écrite. À chaque fois.

Denis Pirollo
homme d'affaires, entrepreneur, visionnaire
Construire ensemble un Hawkesbury plus fort.
Whiskey, le chat roux de Denis, dort en boule sur une imprimante près d'une fenêtre.
Un chaton blanc aux yeux bleu pâle sort en rampant de sous un cadre rouillé et regarde vers le sol.
Photo : Stéphanie Portelance
Deux cages-pièges grillagées, côte à côte. L'une abrite un chat tigré qui se repose calmement.
Photo : Stéphanie Portelance
Whiskey, le chat roux de Denis, dort étendu sur le dessus d'un foyer noir.
Whiskey, le chat roux de Denis, est assis sur un fauteuil et regarde la neige par la fenêtre.
Whiskey, le chat roux de Denis, est couché sur le dos sous un support pour ordinateur portable et regarde la caméra.

Les sources

  • Règlement 36-2020 sur le contrôle des animaux, Ville de Hawkesbury, version consolidée 2024 · définitions, articles 4, 8 et 10.
  • Règlement 36-2023 sur les frais pour services rendus par la Ville · licence de chien, frais de fourrière et de famille d'accueil.
  • Ville de Hawkesbury, page « Services animaliers », consultée le 4 septembre 2026.
  • Recommandation 2023_REC_24 et règlement 25-2023, réunion ordinaire du conseil, 8 mai 2023 · l'entente de chenil, le préavis de Champlain et l'estimation d'un chenil municipal.
  • Recommandation 2026_REC_23 et règlement 18-2026, réunion ordinaire du conseil, 11 mai 2026 · l'entente avec Animatch et les 15 à 20 chiens par année.
  • Annexe A des règlements budgétaires de la Ville, 2022 à 2026, division 3, lignes 230 et 233 · la ligne Contrôle des animaux et la ligne du service de la réglementation.
  • The Review, 29 novembre 2020; 13 novembre 2017; 20 mai 2023; 25 novembre 2023 · la demande au conseil, les seize colonies, le chenil, le refuge qui cesse d'accepter des chats.
  • Radio-Canada, « La surpopulation de chats sème l'inquiétude dans l'est ontarien », 20 juillet 2024 · les 2 000 chats et la réponse de la Ville.
  • Loi de 2019 sur les services provinciaux visant le bien-être des animaux; Loi de 2001 sur les municipalités, article 11 · qui intervient quand un animal est en détresse, et ce qu'une ville peut faire.
  • SPCA de l'Ontario, page du centre animalier de Cornwall et région, et « SPCA Mobile Animal Wellness Services Q&A », 18 janvier 2022 · la politique sur les animaux errants et la clinique mobile.
  • Ville de Lachute, procès-verbaux du conseil des 7 octobre 2024 et 2 septembre 2025 · les contrats de 58 000 $ et 60 000 $.
  • Ville de Windsor, « 2026 Spay/Neuter Voucher Program for Cats », 4 mars 2026 · les 20 000 $, 260 bons de 75 $.
  • Ville de Kawartha Lakes, rapport ML2022-001 et décision du conseil du 28 janvier 2025, rapportée par kawarthaNOW le 30 janvier 2025 · l'entente de 90 500 $, l'estimation de 25 000 $ pour les chats, les dix licences.
  • Canton de Bonfield, rapport au conseil, 13 janvier 2026 · la première année à 25 000 $, et la société protectrice qui a cessé de s'occuper des chats.
  • Ville de Hawkesbury, Politique de reconnaissance des organismes SL-P-2021-01 et Politique de soutien aux organismes SL-P-2021-02, résolution R-338b-21, 8 novembre 2021 · ce qu'un organisme doit avoir pour être reconnu et ce qu'il peut obtenir.
  • Pages des services animaliers du canton de Hawkesbury-Est, du canton de Champlain et de la Cité de Clarence-Rockland, consultées le 4 septembre 2026.
  • Ville de Hawkesbury, règlement de procédure · une motion ordinaire est adoptée à la majorité des membres présents, quatre voix sur sept quand le conseil est au complet.
  • Stéphanie Portelance, Portelance - Cercle des Vies, « Municipal Collaboration Proposal », proposition écrite aux municipalités de Prescott et Russell, envoyée à la campagne · les étapes des colonies, l'entaille à l'oreille, l'adoption, les familles d'accueil, le service gratuit de ramassage et le registre public des fonds.
  • Entrevue avec Stéphanie Portelance, filmée par la campagne · ses mots sur les familles d'accueil, un vétérinaire à bas prix et d'où vient l'argent.
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